Malijet.co

Amadou Gadiaga, fils de feu Kola, se prononce sur le problème foncier de Kabala-Est : « Des sorciers veulent faire la peau à l’imam pour un espace qui ne leur appartient pas »

Le problème foncier opposant l’imam Gaba et des jeunes de Kabala Est se poursuit. Le fils du propriétaire de la parcelle sur laquelle se trouve la medersa, objet des contestations, s’est confié au quotidien Le Pays.

 

Dans la parution N°676 du lundi 4 novembre 2019, la rédaction du quotidien Le Pays avait exposé un problème foncier opposant un imam de Kabala Est, Salif Gaba (et non Kaba), à des jeunes de son quartier.

Dans cette parution du lundi, après avoir expliqué tout le problème jusqu’à la saisie du tribunal par l’imam Gaba, Le Pays avait promis de revenir sur le problème chaque fois qu’il aura de nouveaux éléments.

Pour rappel, Salif Gaba avait cité Amadou Gadiaga, fils de feu Kola Gadiaga, comme étant celui qui est au courant de cette affaire de parcelle.

La rédaction avait indiqué n’avoir pas pu joindre Amadou Gadiaga sur son téléphone.

Il est celui qui a été chargé, à l’époque, par sa famille pour informer la population de Kabala Est de la décision de mettre la parcelle où se trouve la medersa (objet des contestations) au nom de l’imam.

Lundi 4 novembre 2019, dans l’après-midi, Amadou a contacté la rédaction du journal Le Pays. Au cours des échanges, il confirme les dires de l’imam : la Parcelle est au nom de l’imam parce que ça lui appartient.

Selon Amadou Gadiaga, tous ceux qui réclament cet espace ne sont pas honnêtes avec leur conscience.

Depuis 1978, dit le fils Gadiaga, son père a acheté cette parcelle pour en faire un champ. Il n’a jamais voulu le mettre en son nom propre ou à celui d’un de ses fils, a-t-il souligné. « Il nous a demandé de ne pas le mettre en notre nom. Sinon autrement il ne nous pardonnera pas », a précisé Amadou Gadiaga.

« La mosquée a été construite depuis que mon père était encore en vie. Tous ceux qui sont en train de lutter aujourd’hui pour réclamer cet espace, aucun d’entre eux n’a investi pour la construction de cette mosquée aussi bien que de la medersa », précise-t-il.

C’est la famille Gadiaga et ses collaborateurs qui ont fait tout le travail, souligne le fils Gadiaga. L’imam Gaba a lui aussi beaucoup contribué, a précisé Amadou.

Selon M. Amadou, contre l’imam, les jeunes se focalisent sur le fait que l’endroit soit un espace vert. « C’est du mensonge », précise-t-il.

S’il y a toutes ces contestations aujourd’hui, indique Amadou, c’est parce qu’on voit que l’école se développe de plus en plus.

Le fait que le plan prévoit la construction d’une mosquée et d’une medersa est venu « de mon père lui-même ». Il a offert la mosquée aux habitants et l’école à l’imam.

Aujourd’hui, « Des sorciers veulent faire la peau à l’imam pour un espace qui ne leur appartient pas ».

Affaire à suivre

Source : LE PAYS

Vous allez aimer lire ces articles

Centre du Mali : Plus d’une dizaine de civils tués depuis le 2 novembre

Makoye Sissoko, ex-directrice de l’AZI-SA

Attaque contre les positions FAMa : La Cmas de Mahmoud Dicko reporte sa table ronde en hommage aux victimes

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct