Le Mali a basculé dans une qui touche encore tous les secteurs de la vie nationale. Les positions politiques et religieuses étaient devenues extrémistes et des acteurs politiques s’étaient déclarés une guerre qui a grippé et bloqué un pays qui ne faisait que titubait. Au sortir de la dernière présidentielle, l’histoire entre IBK et Soumi n’a jamais été aussi tendue et même explosive.

Au regard du contexte, des maliens de bonne foi, soucieux de la stabilité du Mali, un pays sous assistance internationale, ont enfilé leurs costumes de médiateurs afin que le dialogue prenne forme. Dans cette œuvre salvatrice, figurent des maliens de la Diaspora à travers le CSDM (Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne.)

Mohamed Chérif Haïdara, le président de cette association s’est adressé en direct ce lundi à nos compatriotes établis à l’Étranger. Il les a félicités et encouragés pour le combat qu’ils mènent pour la patrie. Revenant sur les démarches que le CSDM, M. Haidara dira qu’il était très risqué de laisser le pays organiser des législatives au moment où les contestations liées à la présidentielle battaient encore leur plein : « Après évaluation et réflexions à notre niveau, des mesures ont été prises. Ce sont des raisons objectives qui ont nécessité le report des législatives, la prorogation du mandat des députés, suivie d’une phase de décrispation et de la formation d’un gouvernement piloté par le Dr Boubou Cissé »

Le président du CSDM a salué l’esprit volontariste et patriotique du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita et de son challenger, le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. Il estime que le triumvirat, tant décrié au début, semble avoir l’adhésion de plusieurs acteurs qui doutaient du processus d’un dialogue et de sa tenue.

Le président du Mohamed Chérif Haïdara, s’adressant aux compatriotes de la diaspora, précisément à ceux du CDSM a précisé que toutes leurs préoccupations ont été prises en compte : « je m’adresse aux maliens de l’extérieur, dans toutes les Ambassades où les rencontres seront organisées, qu’ils aillent dire ce qu’ils pensent. Le CSDM a été représenté à cet atelier de validation et de proposition, il a demandé des aspects qui ont été satisfaits. Il a parlé en votre nom, mais cela n’est pas suffisant si tout le monde ne s’y met pas », a lancé M. Haidara.

Les autorités maliennes, la société civile, les partis politiques ou encore le triumvirat, tous ont été félicités et remerciés par le président du CSDM : « Nous avons été émus lorsque le Premier Ministre nous a dit qu’il ne peut pas faire sa DPG sans le dialogue voulu par le président de la République et surtout, l’opposition. »

Il a expliqué les quelques points proposés au nom des maliens de la diaspora lors de cet atelier qui a finalement adopté la dénomination de Dialogue National Inclusif. Parmi ces points, il a cité la création d’une banque d’investissement avec 100 ou 200 milliardsde capital. Le Mali en tant que 3ème pays producteur d’or en Afrique et 1er producteur de coton, ne devrait pas continuer à débourser des milliards pour des choses qu’il peut réaliser sur place : « nous n’avons rien contre les importateurs, mais 65 milliards de Bazin par an, le Mali peut avoir une usine qui produirait du Bazin et qui permettrait d’économiser ces milliards. »

Donc un code d’investissement pour la diaspora est nécessaire. L’inde et la Chine se sont développées à travers leur diaspora, estime Haïdara. Désormais, ils ont souhaité être impliqués dans la gestion des affaires à tous les niveaux d’où l’option de se faire représenter à l’hémicycle car la diaspora est estimé à 6 millions de maliens. C’est en toute logique et par respect aux adhérents de l’association que le président, depuis leurs locaux à Bamako, a expliqué devant la presse toute l’implication du CSDM dans la voie de sortie de crise que les maliens cherchent ardemment. Il faut noter que la diaspora sera représentée par le CSDM et HCME. Cela est acté sur les documents issus de cet atelier.

Source: Le Figaro du Mali