Au secours, la ville-garnison de Kati est en train d’être emportée par les …moustiques

De nos jours, la ville de Kati est envahie par les moustiques. Ces bestioles, qui étaient jadis connues pour avoir une vie nocturne, sont maintenant omniprésentes dans la cité, de jour comme de nuit. Et elles piquent. Les Katois ne savent plus où donner de la tête. Elles sont présentes dans les chambres à coucher, les vérandas, les patios, les salons, les toilettes, les cuisines… Elles sont également présentes dans les voitures en circulation, arrêtées à l’hôpital, dans les centres de santé, au marché… Et elles piquent. Chaque jour, l’hôpital et les centres de santé sont bondés de paludéens. Le coût du paludisme, au plan social et économique, se décline en des jours d’absentéisme au travail, des ordonnances très salées adressées à des poches qui crient le plus souvent famine.

Certains Katois disent se souvenir, avec nostalgie, des campagnes de fumigation dans le cadre de la lutte anti-vectorielle grâce à laquelle les moustiques avaient disparu, ou tout au moins se faisaient rares dans le paysage urbain de Kati. C’était au temps où Joseph Mara était le maire de la ville de Kati. Y a-t-il encore un maire dans la cité ? Bien sûr ! Le maire, à lui seul, ne peut pas tout faire. Mais c’est lui qui est le premier citoyen. Entouré d’une équipe bien motivée et compétente il doit penser à sensibiliser ses concitoyens et à résoudre leurs problèmes. C’est vrai aussi que grâce à des ONG internationales et nationales les moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées à la population.

Malheureusement, les moustiques piquent de nuit comme de jour et ils transmettent le paludisme. Y a-t-il encore un maire dans la ville ? En attendant un assainissement adéquat de notre cadre de vie, pensons de nouveau à Kati, aux campagnes de fumigation et moyennant des insecticides à long effet de rémanence. On peut faire, au bas mot, six mois sans entendre le cri strident d’un moustique, encore moins être piqué par l’insecte. Ce qui nous permettra, en plus, de préserver la vie de nos enfants, surtout les tout-petits qui sont exposés en première ligne.

Boubacar Sidibé Junior

Source: Aujourd’hui-Mali

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