Campagne mondiale en faveur des droits humains du 20 novembre au 30 décembre: Amnesty International entend mobiliser deux millions de personnes pour sauver des vies

Afin de mobiliser au moins deux millions de personnes à travers le monde pour qu’elles envoient une lettre qui va changer la vie des personnes en danger, Amnesty International a lancé sa campagne intitulée  » écrire pour les Droits « . C’était ce samedi 21 novembre, à la Faculté des Droits Privés de Bamako (FDPR), en présence de la Directrice d’Amnesty International, du représentant du CNDH et de plusieurs partenaires.

 

En effet, depuis le 18 novembre 2019, l’organisation Amnesty international a lancé la campagne  » Écrire pour les droits « , la plus grande campagne mondiale en faveur des droits humains. Il s’agit d’appeler des gouvernements à remédier à des injustices contre des personnes détenues ou persécutées dans des pays du monde entier et à montrer l’exemple en construisant un monde post-COVID-19. A cet effet, Amnesty International espère battre le record de l’an dernier avec près de six millions de messages de soutien envoyés à des militantes et d’autres personnes de dix pays dont les droits humains étaient attaqués.

Pour Ramata Guissé, Directrice exécutive d’Amnesty international-Mali, les membres et sympathisantes de cette organisation dans le monde vont signer des pétitions en faveur des défenseures des droits humains au Burundi, au Chili, en Colombie, à Malte, au Myanmar, au Pakistan, en Arabie saoudite, en Afrique du Sud et en Turquie. » Chaque année principalement en décembre, des personnes des quatre coins de la planète adressent des millions de lettres, de courriels, de tweets, de messages sur Facebook et de cartes postales à celles et ceux dont les droits humains sont menacés. Il s’agit du plus grand événement mondial dans le domaine des droits humains  » a-t-elle indiqué.

Selon la directrice, écrire des lettres permet réellement d’apporter des changements pour les personnes dont le cas est mis en dessous. Cette campagne constitue une énorme source de soutien psychologique et d’encouragement pour ces personnes et leur famille comme le cas de l’adolescent nigérian Moses Akatugba qui a été arrêté et condamné à mort lorsqu’il avait 15 ans, après avoir été accusé d’avoir volé trois téléphones. Mais en 2019, grâce au soutien de 800 000 sympathisantes d’Amnesty International, il a été libéré.

» L’année dernière, six millions et demi d’actions ont été menées, ce qui représente une augmentation annuelle de ce nombre d’actions pour la 18e année consécutive. Un million d’actions avaient été menées pour le seul cas de Yasaman Arya « a-t-elle conclu.

Pour Mahamane Maïga, représentant de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)  » une lettre peut parfois sauver des êtres humains « .  » Quand il s’agit de contribuer à la promotion et au respect des droits de l’homme, la CNDH se sent affiliée, car l’une de ses principales missions est d’examiner toutes les situations d’atteintes aux droits de l’Homme constatées ou portées à sa connaissance afin d’entreprendre toute action appropriée en la matière auprès des autorités compétentes  » at-il déclaré.

La déclaration universelle des droits de l’Homme signée, le 10 décembre 1948 est l’un des premiers facteurs de cette campagne, affirme Salif Fofana coordinateur de campagne a Amnesty International. Il annonce qu’en 2019, plus de six millions de lettres et de pétitions ont été signées à travers le monde pour soulager la peine des différents accusés comme le cas du journaliste Algérien Khaled Draneni. Cette campagne a débuté en Pologne depuis les années 2001 et plus d’un million de personnes œuvrent à travers le monde pour la défense des droits de l’homme. A ses dires  » il n’y a pas eu de cas spécifique au Mali « .

Il a insisté sur les différents cas sélectionnés. Il s’agit de l’Algérien Khaled Drareni, un journaliste qui a été emprisonné uniquement pour avoir couvert des manifestations pacifiques, de l’Arabie Saoudite, où Nassima al Sada est emprisonnée en raison de son travail de défense des droits des femmes. De l’Afrique du Sud, où deux jeunes femmes ont été sauvagement tuées et leurs meurtriers qui n’ont toujours pas été traduits en justice et enfin en Colombie où Jani Silva est une défenseure de l’environnement qui se bat pour la protection de l’écosystème d’Amazonie et pour les droits de centaines de paysannes. Pour lui  » toutes ces personnes ont besoin du soutien et de l’appui de tout un chacun car toute personne a un droit et elle doit être respecté « .

Awa DOUMBIA stagiaire

Source : l’Indépendant

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