Sikasso, la cité du Kénédougou, a abrité du 17 au 19 janvier la 2eédition du Festia, Festival d’ici et d’ailleurs. Une rencontre de la mode prônant la valorisation du made in Mali qui a regroupé des designers, stylistes, modélistes maliens et internationaux. Un festival agrémenté par des défilés de mode et des prestations d’une palette d’artistes et humoristes de renom.

La ville de Sikasso notamment a vibré au rythme de la 2e édition du festival international, le Festia, festival d’ici et d’ailleurs ce week-end. En effet, après le franc succès de la 1eédition en 2018  à Bamako et Gao, le Festia était à Sikasso les 17, 18 et 19 janvier derniers.

La cérémonie d’ouverture tenue  le 17 janvier au Stade Babemba Traoré a enregistré la présence de plusieurs personnalités  politiques et créateurs notamment le ministre de l’Artisanat et Tourisme, Nina Walet Intalou, Fadi Maïga, fondatrice de la maison ‘’Borthini Couture’’, de l’Agence de mannequinat Igaima et promotrice du festival ainsi que des autorités admiratives de la région de Sikasso.

Comme son nom l’indique, cette 2e édition du festival d’ici et d’ailleurs a réuni des stylistes d’une dizaine de pays de la sous-région, venus du Burkina Faso, Sénégal, Togo, Cote d’ivoire, Mauritanie, Guinée, Sénégal, et du Benin. Un véritable tremplin pour les artistes de faire connaitre leur savoir-faire en termes de créations et aux mannequins maliens de s’exprimer. Si Sikasso était hôte de l’évènement, d’autres régions du Mali comme Ségou, Koulikoro, Kayes, Bougouni et Koutiala étaient également à cette 2e édition à travers l’exposition au Stade Babemba. Environ deux cent (200) créateurs dont une soixantaine de Sikasso ont exposé pendant ces trois jours de festival.

Cette diversité confère au Festival le caractère sans conteste d’un rendez-vous culturel, non seulement, d’intégration et d’inspiration pour la promotion de la mode et du savoir-faire mais aussi un espace d’échange d’expériences. ‘’Ce festival ambitionne de promouvoir les valeurs historique, culturelle et artistique du Mali en créant une synergie autour du Made in Mali’’, explique Fadi Maïga, l’initiatrice  du Festival. Selon elle, le choix de la ville de Sikasso pour cette 2e édition  n’est pas fortuit car cette ville, carrefour des civilisations et de brassage culturel pour sa position géographique se positionne en matière d’infrastructures et offre grâce à son économie et sa culture un panel de style et sa culture un panel de style et d’expression vestimentaire. ‘’En initiant le festival, nous voulons faire un écho de l’art et de la culture malienne à l’international mais aussi de faire reconnaitre que ces secteurs sont des instruments de paix, de cohésion sociale’’, a indiqué Fadi.

Le ministre de l’Artisanat  et du Tourisme, Nina Walet Intalou, a salué l’initiative du Festia qui offre aux artisans maliens un espace de promotion pour célébrer les artisans maliens en mettant en exergue leurs talents cachés. Selon elle, l’artisanat est un secteur vital à tout point de vue, très stratégique pour le décollage économique de notre pays où le potentiel de ce secteur est immense.

Pour Mme le ministre, en prônant la consommation de made in Mali, le Festia contribue à coup sûr à l’émancipation des artisans maliens à travers la promotion des tisserands, couturiers, de stylistes, modélistes et tous ceux sont dans ce secteur.

Cette 2e édition du Fastia ne s’est pas contentée seulement des podiums de défilés, des prestations musicales et des expositions de créations étaient également au cœur de cet événement culturel.

Il a abrité aussi une conférence-débat qui a été  animée par la créatrice malienne Mariah Bocoum et le styliste ivoirien, Barros Coulibaly, autour du thème : « L’amélioration des produits locaux du Mali pour une politique de modernisation à travers une consommation locale et universelle». Un panel d’échanges  qui a été riche en propositions visant la valorisation et la promotion des produits locaux. Aux termes de ces échanges, il est ressorti l’accompagnement des autorités en termes de financement, l’intérêt des populations pour  les produits locaux, la formation des acteurs du secteur, des facteurs incontournables dans le combat de valorisation du made in Afrique.

Aussi, le Festia se révèle comme un itinérant axé essentiellement  autour de  la mode mais aussi autour de l’humour, la musique, la danse et la gastronomie qui constituent un large programme d’animation socioculturelle pour le développement économique de l’artisanat, du tourisme et de la culture de notre pays. C’est ainsi qu’une pléiade d’artistes et humoristes maliens ont pris part à cette 2e édition notamment Néba Solo, Kléla Papa, Mamadou Dembélé dit Dabara, Delphine Mounkoro, King KJ, Calibre 27, ainsi que Souké et Sidiki qui ont rehaussé l’éclat du festival, à travers des intermèdes musicaux lors des défilés de mode au Stade Babemba Traoré et à l’hôtel du cinquantenaire.

Les visites des sites touristiques de la ville Sikasso notamment le Tata, la chute et champ de thé qui ont agrémenté le séjour des festivaliers. Lire la suite sur aumali…

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l’indicateur du renouveau