Le ministère de la Culture a procédé, le jeudi 6 septembre, au lancement du Projet d’inventaire du patrimoine archéologique au Mali, Phase 1, financé par le fonds de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique pour la préservation de la Culture. La rencontre a eu lieu au Musée national.

 

Le projet « Inventaire des Sites archéologiques au Mali – Phase 1 »s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord bilatéral entre le Gouvernement du Mali et celui des Etats-Unis d’Amérique, portant sur « les restrictions à l’importation de matériels archéologiques de la vallée du Niger et des Falaises de Bandiagara », signé en 1993 et renouvelé pour la sixième fois en septembre 2017. La durée de la première phase du projet est d’un an.

Cette première phase du projet concerne l’inventaire du patrimoine archéologique des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et du District de Bamako pour un coût total de 116.100 dollars US  soit 58 millions de F CFA.

La contribution du Mali, à travers le ministère de la Culture, est de 4.100 dollars US soit plus de 2 millions de F CFA.

Ce projet d’inventaire a pour buts d’approfondir les connaissances scientifiques et historiques sur le Mali, qui a été un foyer de brillantes civilisations multiséculaires, de disposer d’une base de données et d’un répertoire national des biens archéologiques et d’élaborer des stratégies pour leur bonne conservation et gestion durable et évaluer l’état de conservation des biens inventoriés, entres autres.

Pour ce faire, 16 enquêteurs, répartis en 4 groupes de 4 personnes, dont un archéologue senior, un assistant (un archéologue/anthropologue), un technicien et un étudiant en Histoire – Archéologie. Chaque équipe couvrira une région pendant 30 jours. Les environs du District de Bamako seront couverts par l’équipe en charge de la Région de Koulikoro.

Les formations théoriques et pratiques des enquêteurs dureront 10 jours (4 jours de théorie, trois jours de terrain et trois jours de formation pour la création des bases de données). Les formations seront dirigées par cinq formateurs dont deux experts internationaux (archéologues) des USA, un expert national, spécialisé dans le domaine de l’informatique pour la création des bases de données et deux experts nationaux, spécialisés en archéologie et en gestion du patrimoine.

La méthodologie sera basée sur l’approche participative avec l’implication de toutes les parties prenantes. Il s’agit des autorités administratives, des collectivités décentralisées, des autorités coutumières, des personnes ressources et toutes les sensibilités susceptibles de contribuer aux travaux d’inventaire.

B. DIABATE

Source: l’Indépendant