Dégradation des mœurs : Quand la fille devient cheffe de Famille

La situation économique du pays fait que certains chefs de famille ont décidé de céder leurs places à qui veut bien la prendre.  On remarque un faible contrôle parental et un refus d’assumer l’éducation des enfants. Ils sont délaissés.

Depuis un certain temps,  il existe au Mali des familles qui arrivent à survivre grâce aux efforts fournis par les filles de la maison.

N’ayant pas d’autres choix que de se battre pour survivre,  ces filles s’adonnent à toutes activités génératrices de revenus surtout les plus faciles.  Ce qui veut dire qu’on peut facilement retrouver une fille dans cette situation avec 5 à 7 copains.

Ne dit-on pas que la plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a ?  Eh bien ces filles aussi ne peuvent donner que ce qu’elles ont pour avoir en retour de l’argent et ou des présents afin d’aider leurs familles.

MAYA, une jeune fille de 17 ans a  accepté de se confier” je suis née dans une famille pauvre où le père après avoir perdu son boulot est devenu alcoolique. Ma mère vend des savons, cependant elle n’arrive pas à subvenir aux besoins de la famille. Puisque les hommes me courent après,  j’ai donc décidé d’en avoir plusieurs pour pouvoir réunir beaucoup d’argent dans la semaine pour aider ma mère.  Je suis fière de ce que je fais au quotidien puisque c’est pour la famille. ”

Si Maya le fait sans pression de la part de ses parents,  AMINA vit mal cette situation car obligée. ” Ma mère m’achète des mèches,  des petites tenues,  des produits cosmétiques pour que je me dépigmente. Elle aime que les gens disent que je suis belle.  Quand les hommes me draguent,  elle leur demande de venir causer avec moi la nuit, et c’est comme ça qu’elle leur soutire de l’argent à mon compte. Mon père n’est pas souvent à la maison,  il nous laisse sans rien. ” À-t-elle affirmé.

Un phénomène vu pour certains comme de la prostitution,  Sekou  SYLLA, pousse un coup de gueule ” ces filles n’ont plus de dignité et d’honneur. Je crains les hommes qui vont les épouser.  La faute incombe aux parents qui acceptent ce genre de chose. Comme le monde est gâté. ”

Quant à Mariam,  elle pense que “ces filles sont victimes du système.  Avec la cherté de la vie,  difficile pour un chef de famille de subvenir à tous les besoins, s’il n’a pas un bon boulot.  Je ne les blâme pas. Elles aussi essayent de survivre.  La vie n’est pas aussi facile que ça en a l’air pour certains.”

En tout cas, quant on parle de famille,  le père autant que la mère ont des devoirs vis à vis de l’enfant.  “Qu’on soit pauvre ou riche,  il va de soi qu’on donne une bonne éducation à l’enfant. Le jour où il n’y a rien à manger, on va rester comme ça. C’est Dieu qui est au contrôle. Je ne vais jamais laisser cela se produire dans ma famille. ” Dixit Fatoumata DIARRA  veuve et mère de famille.

La situation se détériore de jour en jour.  Force est de constater que les “cheffes filles ” n’ont pas un avenir aussi prometteur, puisque la plus part sont analphabètes ou ont abandonné les études aussi elles sont trop habituées à l’argent facile.

AFANOU KADIA DOUMBIA Stagiaire Malijet

SourceMalijet

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