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Dialogue politique inclusif : CRI 2002 apporte sa contribution

L’atelier national de réflexion sur la contribution de la société civile au Dialogue national inclusif a eu lieu, il y a quelques jours. Pour rendre compte à la presse de cette importante rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri 2002) a organisé, mercredi dernier à la Maison du partenariat Angers-Bamako, une conférence de presse. Ladite conférence était animée par le président de Cri 2002, Dr Abdoulaye Sall. Selon le conférencier, les participants ont pu toucher de près toutes les préoccupations des populations.


Parlant du Dialogue politique inclusif, Dr Sall a souligné qu’il y a un certain nombre de malentendus à lever par rapport aux concepts dans un premier temps pour permettre à tous d’avoir une compréhension commune, partagée et acceptée des enjeux et les défis au niveau des termes de référence de la rencontre.
«Au cours de notre panel, les participants ont proposé de mettre comme titre le Dialogue national inclusif pour l’unité et le redressement du Mali», a-t-il confié.
Pour lui, le premier grand enjeu consiste à reformer le citoyen malien, en se référant au document cadre de politique nationale de la citoyenneté et du civisme adopté par le gouvernement en 2017. Ce document, a détaillé Dr Sall, indique qu’il y a deux maux qui minent le Mali : l’effritement de l’autorité parentale, et celui de l’autorité de l’Etat.

Au cours du Dialogue, propose le président de Cri 2002, il faudra d’abord s’attaquer à la réforme du citoyen malien lui-même. Avant de souhaiter qu’un certain nombre d’axes stratégiques soient débattus tout au long du Dialogue national inclusif. Il s’agit, insistera-t-il, de la problématique de la lutte contre la corruption et l’impunité, les questions de recherche, de prospective, celles de nouvelles technologies de l’information, des réseaux sociaux. S’y ajoutent, a-t-il complété, les problèmes de développement durable, de l’emploi des jeunes, l’implication des autorités traditionnelles et coutumières etc.
«Ce sont là nos centres d’intérêt sur lesquels nous allons acter par rapport à la préparation de nos partenaires pour donner une contribution de qualité au Dialogue politique inclusif», a déclaré Dr Sall.
Pour qui, s’il faut travailler sur l’unité du Mali, le Dialogue politique inclusif doit également être l’occasion de discuter d’un axe thématique majeur sur les institutions, la démocratie, la décentralisation et la bonne gouvernance.
Actualité oblige, le premier responsable de Cri 2002 est revenu sur les récentes revendications sociales au plan des infrastructures routières. A ce propos, il a insisté sur la rédevabilité. «C’est ce qui explique les récents mouvements de revendications. Nous devons tous nous adapter à cette nouvelle dimension de notre démocratie dans notre pays», a soutenu Abdoulaye Sall. Pour lui, cela doit commencer par les gouvernants qui doivent savoir qu’ils ne peuvent plus rien faire sans concerter au préalable le peuple. Il a également invité les citoyens à réclamer leurs droits tout en préservant l’essentiel qui est l’Etat.

Aboubacar TRAORE

Source: L’Essor-Mali

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