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Diaspora malienne: Mohamed Cherif Haïdara, président du CSDM, charge Habib Sylla et le HCME

C’est le clash entre le Conseil supérieur de la diaspora (CSDM) et le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME). Samedi 20 juillet 2019, les responsables de la CSDM avec à leur tête, Mohamed Chérif Haïdara, sont montés au créneau pour dénoncer le silence coupable du Haut conseil des Maliens de l’extérieur face aux mauvais traitements infligés aux Maliens de la diaspora. Au cours de la conférence, le CSDM a dénoncé la situation des Maliens en Lybie, en Mauritanie et en Algérie. Son président, Mohamed Cherif Haïdara, demande aux autorités des pays d’accueil de respecter les droits et la dignité des Maliens.

 

Communiqué de presse du 20 juillet du CSDM : Depuis sa création en septembre 2015, le CSDM a inscrit dans ses priorités le combat pour l’élection des députés des maliens établis à l’extérieur. Ce combat est mené sans relâche et de façon transversale à l’ensemble de ses activités. En effet, depuis le 4 septembre 2018 avec la publication le mardi le 28 aout de la même année du décret portant convocation du collège électorale des législatives par le conseil des ministres, il a accéléré sa bataille en initiant un point de presse suivi d’une série d’initiatives de haut niveau.

Aujourd’hui, il a semblé important, avant de se consacrer à l’objet principal de la présente conférence de presse, de faire devant vous, et pour toute l’opinion nationale et internationale, le bilan partiel de notre engagement. Mais au paravent, permettez que nous fassions part de notre grand étonnement (nous y reviendrons) de découvrir dans la presse l’attaque en règle néanmoins subtile dont a été victime notre organisation, depuis la publication des éléments de son point de presse du 13 juillet dernier, par une organisation qui n’existe qu’à travers les appuis et avantages que lui offre la puissance publique en échange de sa collaboration, parfois dans l’intérêt exclusif de ses dirigeants et malheureusement contre les intérêts de ses membres.

Dans les déclarations du président de cette organisation décriée, lors de sa conférence de presse du 16 juillet dernier, le CSDM, présidé par son cadet, notre frère, Mohamed Chérif Haïdara, aurait « propager des fausses informations… » Au sujet de l’aggravation des conditions de sécurité de nos compatriotes en Libye, Algérie et Mauritanie. Sans nous citer nommément, nos dirigeants ont été présentés comme des personnes « en mal de célébrité…affabulant en reprenant en compte des rumeurs… ». Il poursuit, que tout ce que nous avons dit le 13 juillet relève de « l’amateurisme » de nos dirigeants.

Au regard du haut degré de cette agressivité, nous nous sommes sentis dans l’obligation de dire, une fois pour toute, notre vérité, au sujet des activités de ce détracteur indélicat, se sentant menacé dans son existence, en raison du génie et de la vivacité du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne.

Puis en second lieu, nous traiterons des attaques subies, en faisant la preuve par les faits.

Vous l’aurez tous relevé, qu’à chaque parution publique, cette organisation consacre plus de 2/3 de son intervention à se définir par rapport à l’Etat et ses démembrements. Ne pouvant se mettre en valeur qu’à travers ceux-ci, beaucoup d’observateurs finiront par se rendre compte que le recours régulier à l’Etat est un aveu d’impuissance, car ne pouvant exister qu’à travers lui. Grace à notre détermination, le mythe longtemps entretenu autour de l’appellation « institution » qu’elle s’est octroyé est dynamité faisant apparaitre auprès de l’opinion son véritable statut de simple association, tout comme le CSDM et d’autres du genre.

En un moment où l’Etat malien à juste titre s’est engagé dans des actions de promotion de sa Diaspora, en tant que vecteur économique, allant jusqu’à octroyer à cette organisation la reconnaissance d’utilité publique (non acquis indéfiniment car pouvant être retirée), il importe de se questionner si elle a comblé cette forte attente des autorités publique oui où ?

Nous en doutons très fort, car depuis sa création, nous avons souvent assisté à l’évocation de bonnes intentions restées à chaque fois sans effet apparent.

Premièrement : cette organisation a-t-elle réussi le rassemblement des maliens établis à l’extérieur dont c’est la première vocation ?

Non et non !  Ils sont actuellement plus divisés que jamais. Pas un seul pays d’accueil où, en raison de son mode de gestion antidémocratique, ils n’existent deux ou plus de ses structures se disputant la légalité et la légitimité.

Deuxièmement : a-t-elle réussi à créer au sein de la Diaspora une dynamique pour booster l’investissement économique ?

Encore non ! Car la seule action phare qui aurait pu permettre cela, n’a toujours pas vue le jour en raison de l’image négative qu’elle véhicule auprès de la Diaspora. Il s’agit du projet de création d’une banque par et pour les maliens établis à l’extérieur.

Troisièmement : a-t-elle trouvé une solution collective et fiable pour résoudre l’énorme attente de la Diaspora en matière de logements ?

Là encore c’est non !  Car l’expérience de la « coopérative d’habitat soutra », initiée en son temps, par des cadres, en son sein, n’a bénéficié d’aucune action de pérennisation et fut morte de sa belle mort.

Sur l’ensemble de ces questions d’importance, elle n’a fait preuve d’aucune inventivité, alors que ce sont sur ces sujets là qu’elle est essentiellement attendue.

Un autre des aspects qui la confond aux yeux de la diaspora, au point de la rendre réfractaire à toutes ses actions réside dans la dérive autoritaire de son président et sa tendance marquée à vouloir toujours être du côté du prince du jour, quoi qu’il lui en coute, allant, parfois, jusqu’à contredire les règles juridiques de l’organisation dont il est garant et protecteur. Il n’a pas encore compris, que par ce mode de comportement, il ne rend service, ni à lui-même, ni à son organisation, encore beaucoup moins, aux autorités administratives et politiques qu’il prétend défendre les intérêts, s’abritant derrière leur disponibilité au service de la Diaspora.

Si son apport à la politique, même en tant que citoyen, était aussi porteur qu’il le prétendait, le candidat élu du parti dans lequel il s’affiche serait adulé par la diaspora et mis à l’abri de la révolte qu’il avait subi au cours de ses déplacements en Europe et en Amérique.

Le seul aspect dans lequel cette organisation a excellé, est le domaine de l’accueil et l’accompagnement des autorités publiques en déplacement dans les pays de résidence de la Diaspora.

Au regard de son échec notoire dans presque tous les champs d’activités où elle est attendue, nous nous posons la question de sa légitimité à nous traiter d’affabulateur entre autres sobriquets inappropriés ? Notre seul tort, de notre point de vue, étant d’exister et surtout de faire valoir nos réussites partout où elle a échoué.

Qu’elle comprenne et accepte une fois pour toute, que depuis la révolution active de mars 1991, nous ne sommes plus dans le règne de la pensée unique. Les maliens de l’extérieur, tout comme ceux de l’intérieur, ont le droit inaliénable de revendiquer le libre choix de leur appartenance politique et/ou associative.

Mesdames et Messieurs de la presse, l’ampleur des agressions subies nous a conduits à cette digression. Puisse qu’il s’agît au départ de faire le bilan partiel de de notre mobilisation au service de la diaspora, permettez que nous y revenions et surtout excusez notre digression utile et nécessaire à nos yeux, car elle s’inscrit dans notre volonté de rétablir la vérité sur des faits dont l’évocation réelle nous a été injustement reprochée. A ce sujet, au cours de la présente conférence de presse, notre président ne manquera pas, de faire devant vous la preuve par les faits de nos déclarations, sur la recrudescence de l’insécurité de nos compatriotes à l’étranger, notamment en Libye, Algérie, Mauritanie, France et Etats-Unis….

Avant de lui passer la parole, quelques actions phares de notre organisation mérites d’être citées :

Nous tenons à affirmer devant vous, que c’est bien à partir de notre mobilisation que la question de la représentation des maliens de l’extérieur à l’Assemblée Nationale est revenue en force dans le débat public, à partir de notre point de presse du 4 septembre 2018. En cela, l’ensemble des partis politiques du pays s’accorde à reconnaitre que, notre courrier de demande de report des législatives adressé au ministre AG Erlaf, fut annexée à leur convocation, pour une rencontre de concertation dédiée à l’opportunité du report, afin de permettre que les maliens établis à l’extérieur soient représenter à l’Assemblée Nationale.

Dès l’annonce du report, nous n’avons de cesse arrêté de rencontrer l’ensemble des acteurs, pour concourir à la réflexion par rapport à la faisabilité de l’élection des députés des maliens établis à l’extérieur. Notre ambition étant de parvenir à ce que cela relève d’une disposition constitutionnelle et non d’une loi organique.

Face à la problématique de l’habitat pour nos compatriotes de la Diaspora, nous avons réussi, avec nos partenaires, à mettre en place une procédure d’accès sécurisée offrant à nos compatriotes de la Diaspora de meilleures qualités de logements.

Sur le plan de l’investissement économique, nous sommes quo initiateurs du plus grand forum économique mondial africain qui a connu sa deuxième édition le 21 juin dernier à Paris.

Chers amis journalistes, Mesdames et Messieurs les participants, en passant la parole au président pour le rétablissement des faits au sujet des attaques injustifiées contre nous, nous vous remercions de votre bienveillante écoute.

Mohamed Chérif Haïdara

Président

30minutes

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