Cette année, les citoyens maliens ont de nouveau rendez-vous avec les urnes pour choisir, notamment le président de la République. Afin de leur faciliter l’exercice du droit de vote, la Cour constitutionnelle a entrepris, depuis hier dans ses locaux, la traduction dans les treize langues nationales de quatre fascicules d’utilité publique qu’elle a élaborés dans le cadre des prochaines élections générales.
Les travaux qui s’étaleront sur une dizaine de jours, ont été lancés par Manassa Danioko, président de la Cour constitutionnelle, en présence de certains de ses conseillers.

L’institution entend ainsi mieux informer nos compatriotes sur l’exercice de ce droit fondamental, à travers des méthodes plus accessibles. «Il s’agit là non pas du rôle traditionnel de la Cour qui doit statuer obligatoirement en matière de vote sur la régularité des élections présidentielle, législatives et des opérations de référendum et d’en proclamer les résultats, mais plutôt d’un programme pédagogique pour permettre à la Cour de participer à la formation, l’information du citoyen sur ses droits», a déclaré Manassa Danioko, ajoutant que ce rôle pédagogique de la Cour n’excluait en rien son obligation de réserve, sa neutralité et son indépendance.
Les fascicules sont intitulés : «Ce qu’il faut savoir du rôle de la Cour constitutionnelle du Mali en matière électorale», «Ce qu’il faut savoir des élections», «La liste électorale en questions…» et le «Manuel du délégué de la Cour constitutionnelle pour les élections présidentielle, législatives et les opérations de référendum».
Ces fascicules ont été déjà imprimés en version française à plus de 20.000 exemplaires et distribués aux institutions de la République, départements ministériels, ambassades et consulats du Mali à l’étranger, aux partis politiques, à la société civile. Ils sont aussi disponibles sur le site: www.courconstitutionnelle.ml.
«Ces fascicules ont suscité un vif intérêt auprès des populations qui ne cessent au quotidien de nous faire la demande d’en recevoir», a témoigné Manassa Danioko. Ainsi, la Cour a-t-elle jugé utile de les traduire dans treize langues nationales mentionnées dans la loi n°96-049 du 02 août 1996: Bamanakan (bambara), Bomu (bobo), Bozo (bozo), Dogoso (dogon), Fulfuldé (peul), Hasanya (maure), Mamara (miniyanka), Maninkakan (malinké), Soninké (sarakolé), Sogoy (songhoï), Syenara (senoufo), Tamàsàyt (tamasheq), Kaasongaxango (khassonké).
Le travail de traduction sera fait, durant cet atelier, par des experts de la direction nationale de l’Education non formelle et des langues nationales. Il y aura aussi l’implication des partenaires comme la MINUSMA et la Fondation Max Planck pour la paix internationale et l’Etat de droit.

Issa Dembélé

 

Source: Essor