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Éducation : Les enseignants grévistes manifestent à Bamako et dans plusieurs localités du pays

Les enseignants gréviste, après plusieurs grèves dont une en cours, ont battu  le pavé, hier, jeudi, 24 janvier 2020, à Bamako et dans plusieurs localités( les capitales régionales, les cercles et arrondissements).  Les manifestants exigent l’application immédiate de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de  l’Enseignement  fondamental  et  de l’Education préscolaire et spéciale. 

Le bras de fer continue entre les enseignants grévistes et le gouvernement malien. En effet, Le collectif des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016, après plusieurs grèves, a fait sortir ses militants hier, jeudi 23 janvier 2020, dans les rues de Bamako et dans plusieurs localités du pays.

A Bamako, la manifestation a été sanctionnée par une déclaration adressée aux autorités  du pays. « Considérant les mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants ; considérant que la fonction enseignante ne saurait  être  un pis-aller ; considérant l’amateurisme et la négligence qui prévalent dans la gestion des affaires des enseignants par Monsieur Boubou CISSE, Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances ; considérant l’insouciance du gouvernement  Malien vis-à-vis de la question de l’école malienne et surtout celle des enfants des pauvres ; considérant  la non- application  de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de  l’Enseignement  fondamental  et de l’Education préscolaire et spéciale » Dans la dite déclaration, les enseignants grévistes dénoncent « le mépris de la part du Premier ministre, Chef du Gouvernement  et ministre de l’Economie  et des Finances pour les enseignants du Mali ; la légèreté et  le laxisme du Gouvernement  lors des négociations visant nos préavis de grève ; le refus manifeste du  Gouvernement  du Mali d’appliquer une loi de la République  du Mali; le  non-respect des  engagements pris par le Premier ministre, le 04 octobre 2019  et des instructions  du Président de la République, le 05 octobre 2019 à  l’occasion de  la célébration  de la journée Mondiale  des enseignants  au palais de Koulouba ; la menace  du Premier ministre, Chef du gouvernement et ministre de l’Economie et des Finances de remplacer les enseignants de la Fonction publique et de procéder à un nouveau recrutement d’enseignants. »

Par ailleurs, la déclaration indique que les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ne demandent que l’application d’une loi à travers son article 39 qui stipule que : «Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale». Ils fustigent aussi  que certains engagements pris par le gouvernement lors de la signature du procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019 ne soient pas honorés.

« Au regard de tout ce qui précède, nous, syndicats de l’Education Signataires du 15 Octobre 2016, venons par la présente déclaration, prendre à témoin l’opinion  Nationale, internationale et des partenaires de l’école malienne, de la volonté du Gouvernement de violer les conventions 87 et 98 que le Mali a souverainement ratifiées à travers les propos odieux et malveillants du Premier ministre Boubou Cissé, son conseiller technique Siaka Diarra et autres collaborateurs ». Nous tenons  à dire, poursuit  la déclaration,  et à réaffirmer au  Gouvernement  que  nous avons toujours été ouverts au dialogue et entendons rester dans cette dynamique.

Les  Syndicats de l’Education Signataires du 15 Octobre 2016 disent ne pas craindre «  ni d’intimidations, ni de menaces de toute nature » dont ils font l’objet de la part du Gouvernement.

A noter que le collectif des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC, COSES, SNEC), après deux grèves de cinq jours chacune, en décembre 2019 et en janvier 2020,  a entamé une nouvelle grève de 14 jours le mardi 21 janvier dernier.

H.B.Fofana

Le Républicain

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