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En visite à l’IPR/IFRA de Katibougou : Pr. Assetou Founè Samaké Migan satisfaite des réalisations

La ministre de l’Innovation et de la Recherche Scientifique, Pr Assetou Founè Samaké Migan, a visité le mercredi 7 novembre dernier, les infrastructures de formation et d’appui à la formation de l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une série de visites qu’elle a initiée dans les structures relevant de son département. Il s’agit entre autres de l’Institut d’Economie Rurale, le Laboratoire Central Vétérinaire, le CERFITEX (Centre de Recherche et de Formation pour l’Industrie et le Textile), l’IPR/IFRA de Katibougou, le Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), l’Académie Malienne des Langues (AMALAN), l’Institut des Sciences Humaines (ISH), le Centre National de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux Publics (CNREX-BTP), etc…

Elle était accompagnée par le Gouverneur de Koulikoro, le Colonel-major Mamary Camara, le Préfet Abdoulaye Goïta et des membres de son cabinet.

La visite a débuté par les grandes parcelles et le potager. La délégation a pu s’imprégner sur les différentes productions faites sur ces parcelles.

Le Professeur Assetou Founè Samaké Migan a demandé à la direction de l’institut de s’ouvrir à d’autres acteurs surtout les privés pour partager avec eux, leurs expériences dans la production de la pomme de terre qui est de plus en plus sollicitée sur le marché national. Selon elle, la promotion de la production locale de pomme de terre contribuera davantage au développement du pays avec la création de milliers d’emplois. En réponse au souci du ministre,  le Directeur Général de l’IPR/IFRA de Katibougou, Pr Mahamadou Famanta a expliqué que les besoins du pays en matière de semences de pomme de terre varient entre  3000 à 4000 tonnes par an.

« Actuellement, avec la technologie, on a la possibilité de satisfaire ces besoins du pays à hauteur de 70 à 80%. La seule contrainte, c’est la chambre froide parce que la pomme de terre est produite pendant la seule période froide d’octobre à fin février. A partir du mois de mars, avec l’installation de la chaleur, il faut la chambre froide pour conserver les semences. Mais avec les coupures récurrentes d’électricité, la conservation dévient très difficile…..», a déploré le Directeur Général.

Après le potager, la  ministre et sa délégation ont visité les parcelles du Centre d’Innovation Vertes (CIV), un centre financé par la coopération allemande. Il s’agit des parcelles de démonstration pour la production de pommes de terre, de papaye, de banane, de riz à travers le système de goûte à goûte dans l’arrosage des plantes. Cette étape a été suivie par  la visite d’un dispositif de filtration d’eau réalisé par quelques étudiants finalistes de l’institut. Ce système permet de traiter l’eau brute pour en faire une eau potable. Il s’agit d’un système qui peut être  développé dans les villages où  les populations consomment l’eau directement tirée des rivières. Après leur démonstration, les étudiants et leur encadreur ont sollicité le soutien des autorités  pour la promotion de ce système à travers la création d’une start-up.

Après la visite de ce dispositif, la délégation s’est rendue au Secteur d’Elevage de l’IPR/IFRA de Katibougou où elle a visité les poulaillers financés par le Canada à travers le projet FASAM (Formation Agricole pour la Sécurité Alimentaire au Mali).

« Ce projet vise à substituer, comme son nom l’indique, la farine de sang à la farine de poisson dans l’alimentation des volailles. On sait qu’au Mali, la farine de poisson est très chère du fait que c’est une denrée importée et souvent non disponible sur le marché local. Alors que la farine de sang qu’on préconise d’utiliser sera produite sur place. Nous savons que dans nos abattoirs, il y a beaucoup de sang qui est jeté. Cela cause des problèmes sanitaires et écologiques. Nous envisageons donc d’utiliser cette farine produite pour la substituer à la farine de poisson », a expliqué Dr Drissa Coulibaly, coordinateur du projet.

Après le secteur d’élevage, la délégation a visité le parc mécanique pour voir les équipements.

La dernière étape de cette visite a été consacrée au laboratoire de biotechnologie, à la chambre froide et aux tunnels dans la production des semences de pomme de terre et de bananiers. Sur place, les visiteurs ont apprécié les atouts de l’IPR/IFRA de Katibougou. Avant de constater de visu, les difficultés en matière de conservation dans la chambre froide qui était d’ailleurs en panne.

A la fin de la visite, Pr Assetou Founè Samaké Migan s’est dit satisfaite de ce qu’elle a vu. Selon elle, l’objet de sa visite à l’IPR/IFRA de Katibougou est de permettre que les résultats de la recherche puissent rentrer dans l’économie, dans la consommation et dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Elle est convaincue que l’atteinte d’un tel but passe par l’effort et l’adhésion de tous les acteurs dont le secteur privé.

« Nous avons vu beaucoup de réalisations. Nous souhaitons maintenant voir comment réunir les conditions pour que les résultats de ces recherches soient véritablement valorisés », a indiqué la ministre de l’Innovation et de la Recherche Scientifique. Avant de promettre qu’elle reviendra dans les jours à venir avec un groupe d’opérateurs privés dans le but de nouer davantage  de relations entre le secteur privé et l’IPR/IFRA de Katibougou.

M.D

Source: Tjikan

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