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Situation de l’école malienne : Les élèves implorent la clémence des autorités

L’école malienne connait des perturbations depuis des semaines, syndicats d’enseignants et gouvernement sont à couteaux tirés autour de l’article dit 39 qui devient un sujet de querelle. Toutes les tentatives de négociation ont échoué, ce qui de facto conduit désespérément vers une année blanche.

Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, ils s’expriment dans des propos dont eux seuls ont ce secret dû à leur fraicheur et à leur virginité d’esprit parlent, sans aucune crainte en qualifiant le régime d’incapable de leur donner une bonne éducation à travers l’école. Ils parlent à IBK de reconnaitre que l’école est prise en otage et personne n’est en classe en ce temps Malgré le cri de cœur des élèves, parents et partenaires, les deux parties restent campées sur leur position. Chacune essaye de toiletter devant sa porte tout en pointant un doigt accusateur sur l’autre.

A la trêve sociale demandée par le président de la République, les syndicats des enseignants ont fait la sourde oreille.

Le collectif des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 demande l’application de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ce texte prévoit une majoration des revenus des enseignants à hauteur  de 20%.

Au journal de 20 h de l’ORTM,  Ousmane ALMOUDOU et Adama FOMBA ont été très clair sur la question : « qu’aucune trêve sociale ne sera possible sans l’application immédiate de l’article 39 du statut du personnel enseignant et les accords déjà sur le procès verbal de conciliation ».

Pour envenimer la situation les autorités trainent les pas à appliquer les dix mille francs (10 000 FCFA) comme indemnités de résidence prévu à partir de janvier 2020 conformément aux accords antérieurs par faute de décret d’application.

Cette attitude plaide t- elle en faveur d’une trêve sociale ?

Cette frustration est née de l’accord conclu entre le  gouvernement et l’UNTM le 29 janvier 2019, cependant l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et  spéciale, stipule que : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ».

Avant, le déclanchement de ses grèves, la synergie a adressé des correspondances au ministre du Dialogue social, du travail et de la fonction publique le 30 mai  2019, sans suite et une deuxième en juillet 2019, répondu le 30 juillet 2019 sans être précise et sans apporter une suite favorable. Le ministre se rabat alors sur le PM qui à son tour n’a pas aussi répondu. Constatant, le manque de motivation  la synergie a organisé une conférence de presse le samedi, le 28 septembre 2019 afin d’informer l’opinion nationale et internationale de la mauvaise volonté du gouvernement. Entre temps les syndicats signataires du 15 octobre se sont minus de nombreux gardes fous en rencontrant plusieurs partis politiques, la société civile, les familles fondatrices et les leaders religieux.

Une année tronquée vient de s’achever avec une série de grèves qui a fortement impacté l’année scolaire. Une autre année scolaire incertaine commence.

Mohamed SOGODOGO, Stagiaire

Source: Journal Infosept-Mali

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