DEGRADATION DES ROUTES DANS LA CAPITALE MALIENNE – UN CALVAIRE POUR LES USAGERS

En cette période hivernale, les eaux de pluie rendent les routes impraticables du a leur mauvaise qualité et leur facilité à se dégrader au moindre bouleversement naturel. Ce mauvais état est accentué par le comportement des populations qui profitent du passage des eaux de pluies pour déverser leurs ordures. Ces mêmes ordures finissent par obstruer les caniveaux, empêchant l’eau de pluie de s’écouler comme il faut et provoque in fine les inondations.

En effet, les usagers de la route vivent un calvaire comme chaque année lors de la saison des pluies. Mais cette année la donne a changée. En effet en plus des fortes pluies qui ont du mal à s’écouler et provoquent des inondations ou des flaques d’eau sur le bitume, l’autorité suprême devant s’occuper de ce problème est inexistante. Cela fait maintenant plusieurs semaines, que le Mali est sans gouvernement donc sans ministre de l’équipement et des infrastructures. Les routes de Bamako reflètent la situation sociopolitique chaotique que nous vivons actuellement. Même les quartiers les plus huppés n’y échappent pas.  Au quartier chic de Hamdallaye ACI, des habitants soutiennent qu’il n’y a aucun caniveau d’écoulement des eaux, au point que certaines rues deviennent inaccessibles jusqu’à la fin de l’hivernage. Dans tout le district de Bamako, aucun quartier n’est resté intact. Peu importe le moyen de locomotion, c’est un réel calvaire de devoir emprunter les routes bamakoises. Résultats il ya une multiplicité d’accidents mortels.

Le phénomène est récurrent depuis plusieurs années déjà, le passage par certains axes de la capitale devient un casse-tête pour les usagers qui se trouvent bloqués, à cause des eaux qui coupent littéralement le passage aux engins. Ici au Mali, les routes se dégradent rapidement parce qu’elles sont construites de façon approximative, malgré leur coût très élevé. Aussi, les routes ne font pas l’objet d’entretien régulier et le règlement relatif aux charges de transport n’est jamais appliqué, alors que l’entretien d’une voie bitumée débute cinq ans après sa construction, selon les experts.

Pour les riverains des quartiers périphériques de Bamako, comme celui de Sabalibougou-kourani, abritant l’abattoir frigorifique de Bamako, situé entre les collines de Missabougou et de Yirimadio, les routes se transforment en véritable courant d’eau, mettant la vie des usagers en danger. Cependant, il ne se passe pas un mois sans qu’on ne retrouve un véhicule de transport en commun, des marchandises ou un véhicule d’un particulier dans les eaux du fleuve Djoliba (Niger), causant des pertes énormes pour les populations, et même des pertes en vie humaine.

Toujours en est que malgré l’absence de ministère dédié a cela, des directions tel que la DNR (Direction Nationale des routes) en charge d’exécuter certains travaux d’aménagement des routes existent. Selon les informations recueillies, en 2018, la Direction nationale des Routes affirme avoir dépensé 25 milliards FCFA dans l’entretien des routes pour un besoin réel estimé à 84 milliards FCFA. Les grands axes et les chaussées sont le plus souvent étroits et dangereux, particulièrement de nuit (circulation de piétons, bétail et véhicules non éclairés).

Une route de qualité ne doit pas constituer un luxe, au 21ème siècle, c’est une nécessité pour les populations qui bravent le danger tous les jours pour subvenir à leurs besoins. Il est à souligner qu’à Bamako, peu d’axes secondaires sont bitumés, y compris en ville, c’est pourquoi pendant la saison des pluies, les routes sont de plus en plus difficilement praticables. Il est donc plus que primordial, que la Direction Nationale des Routes et toutes les structures annexes prennent le problème au sérieux et cherchent a réparer un minimum les routes, car si nous ne nous trompons, nous utilisons tous ces mêmes routes Bamakoises.

Aïcha Cissé

Source: NOUVEL HORIZON

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