Doumanzana : A quand la réouverture de la décharge ?

Fermée par arrêté n°0015/2011/ MCI/DB en date du 11 Avril 2011 par le maire de la commune I du district de Bamako de l’époque, Mme Konté Fatoumata Doumbia, pour des raisons de préservation de la paix et de la quiétude sociale, la question relative à la réouverture de la décharge de Doumanzana s’impose aujourd’hui comme une nécessité pour faire face à l’insalubrité en commune I du district de Bamako.

 

Avec 32 groupements d’intérêts économiques (GIE) actifs en commune I dans le cadre de l’assainissement, la présence de dépôts anarchiques à travers la commune jadis considérée comme une référence, un modèle à suivre en matière de propriété, il apparait impérieux aujourd’hui de rouvrir la décharge de Djoumanzana, située sur l’Ilot HI (marché dans le plan d’urbanisation) qui couvre une superficie d’environ 10ha dont la moitié a été clôturée par le projet City Link (Projet Américain) dans les années 2000.

Pour rappel, le site est une ancienne carrière qui a servi à la construction de la majeure partie des routes de Bamako dont la RN27 ex RN14 qui va du rond-point du CHU Gabriel Touré au pont de Titibougou construite vers les années 1970. En 2000, le quartier de Banconi a bénéficié d’un projet de lutte contre les inondations suite au comblement des collecteurs par les déchets. C’est ainsi qu’une dizaine de GIE de Banconi ont été équipées en tracteurs pour acheminer les ordures hors du quartier. C’est ainsi que les autorités communales de l’époque par arrête n°009 /CI /DG du 19 juin 2001 ont affecté ce lieu pour le dépôt des déchets collectés par les GIE qui est devenu par la suite une décharge communale communément appelée « Décharge de Doumanzana ».

Les raisons de la fermeture temporaire de la décharge

La partie de la décharge qui reçoit les ordures est d’environ 4 à 5ha qui, pendant les périodes de grande chaleur consumait à cause de l’activité humaine et des braises de feu qui se retrouver dans les cendres de cuisines transportés par les GIES de ramassages d’ordures ménagères. Toute chose qui provoquait des incendies et dégageaient de la fumée, du gaz et des odeurs qui rendaient la respiration difficile dans les familles riveraines de la décharge.

C’est en 2011, que les premières poches de feux ont été déclarées vers fin février début mars.Comme toutes les fois, chaque fois que les incendies sont déclarés, tous les acteurs que sont : la mairie de la commune I, la coordination des GIES, les sapeurs-pompiers et même d’autres usagers de la décharge c’est-à-dire les trieurs, les recycleurs composés en majeure partie des femmes et d’enfants démunis, s’activaient pour maitriser les incendies. Mais, le problème est devenu récurrent et les riverains pour des raisons de santé et de sécurité ont décidé d’une même voix de s’insurger contre l’utilisation de ladite décharge.

Dans le souci donc de préserver la paix et la quiétude sociale, le maire de la commune I de l’époque Mme Konté Fatoumata Doumbia par arrêté n°0015/2011/ MCI/DB en date du 11 Avril 2011 a ordonné la fermeture provisoire de ladite décharge suite aux évènements survenus sur le site de la décharge les 1er et 2 Avril 2011suite à l’opposition des riverains du dépôt des ordures 2011 sur le site.

La fermeture de la décharge a provoqué la fermeture des entreprises notamment les GIE qui a occasionné des perdes d’emplois. A cela s’ajoute l’insalubrité généralisée dans la commune qui a entrainé la présence des dépôts anarchiques le long des collecteurs, entrainant les inondations récurrentes comme celle de 2013 avec à la clé des perdes en vie humaines et des dégâts matériels considérables.

A noter qu’à la date d’aujourd’hui, la commune I du district de Bamako ne dispose d’aucun dépôt de transite des ordures. Les autorités de la transition notamment le ministre en charge de l’environnement sont interpellées pour l’ouverture de la décharge qui reste le seul espoir des habitants pour la gestion de leurs déchets

Mohamed Kanouté

Source: L’Investigateur

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