Sans Tabou: menace sur la Faya, les incantations du ministre Haïdara Bernadette KEÏTA

Située à une trentaine de kilomètres de la ville de Bamako sur la route nationale 6 (RN6), la forêt classée de la Faya est aujourd’hui menacée de disparition par l’occupation illicite de prédateurs fonciers. En visite sur le site en danger, lundi dernier, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Haïdara Bernadette KEÏTA, n’a eu d’autres solutions que d’inviter les spéculateurs fonciers à arrêter immédiatement avec leurs pratiques.

 

Une mesure à la limite ridicule quand on sait que ces prédateurs ne sont pas des enfants de chœur qu’il suffit de faire raisonner pour qu’ils abandonnent leur forfait. De notre part, nous estimons qu’un responsable de sa trame ne doit pas se contenter de dénoncer, mais surtout d’agir selon les dispositions prévues par la loi.
Il est devenu presque qu’une coutume que nos autorités face à la violation de la loi se contentent de lancer uniquement des menaces en l’air ou de caresser la bête dans le sens du poil. Une attitude qui visiblement ne porte pas fruit.
En tout cas, c’est le même constat presque partout au Mali, les spéculateurs fonciers n’hésitent plus de s’accaparer des domaines publics qu’ils morcellent pour revendre aux populations.
Dans le domaine de l’environnement, les forêts classées n’échappent pas à la folie mercantile des prédateurs fonciers.
De la forêt classée de Koulouba, à celle de la Faya (Koulikoro, le constat est le même. L’existence de ces formations végétales qui jouent un rôle important d’écosystème est menacée par l’homme.
Les dommages causés par les occupations illicites des sociétés immobilières et collectivités territoriales sont énormes. Les populations riveraines se rendent tous les jours coupables de coupes abusives de bois de chauffe. Très souvent, elles mettent sans autorisation des feux de brousse.
Face à cette situation catastrophique, l’État, à travers ses services déconcentrés, se montre impuissant ou du moins se contente de jouer au pompier, sans jamais passer à la sanction.
Pour rappel, c’est dans les années 1980 que la forêt classée de la Faya a été délimitée par les autorités maliennes pour servir de poumon vert à Bamako, la capitale, et couvrant une superficie de près de 80 000 hectares. Face à ce qui arrive aujourd’hui à cet espace, il apparait nécessaire que des solutions rapides et efficaces soient trouvées. C’est ainsi que le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Haïdara Bernadette KEÏTA, a effectué ce lundi une visite de terrain dans la région de Koulikoro. L’objectif de cette visite étant de faire le point de la situation des occupations illicites et anarchiques afin de proposer des solutions durables et définitives.
Pour l’occupation illicite de la forêt classée de Faya, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Haïdara Bernadette Keïta, n’a fait que tirer sur la sonnette d’alarme, pas mieux que n’importe quel Malien à la première vue de ce paysage.
« Nous n’accepterons plus ces genres de pratiques dans cette forêt qui est aujourd’hui source de vie. Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter ces occupations illicites », a déclaré Mme Bernadette KEÏTA.
Des menaces qui sonnent comme des incantations quand on sait que ce n’est pas la première visite du genre d’une autorité de cette envergure.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : INFO-MATIN

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