Le voleur a beau duré dans ses forfaits, il finira toujours par se faire chopper. C’est  ce qui s’est passé avec le Sergent de police Modibo Traoré du GMS, promotion 2015,  un grand escroc ayant réussi à défier presque toutes les brigades d’investigations de Bamako. En tous cas, jusqu’à sa condamnation le 31 janvier dernier par le tribunal de la commune IV de  Bamako, pour 6 mois d’emprisonnement ferme avec sursis pour ‘’disposition du bien d’autrui et dépossession frauduleuse’’. Au même moment,  il fait l’objet d’une autre plainte dans la même affaire et se trouve sous contrôle judiciaire, après une « menace de mort ».

 

Cette condamnation fait suite à une plainte déposée au niveau du tribunal de la commune IV de Bamako par une personne âgée. En effet, spécialiste en escroquerie foncière en bande organisé,  le sergent de police Modibo Traoré dit le ‘’le vent’’, a  voulu spolié un vieux  de sa parcelle  à  Samaya. Et cela avec de faux documents qu’il a réussis à monter de toutes pièces.

Fonctionnaire de police domicilié à Kabalabougou, la stratégie du sergent Modibo Traoré alias ‘’le vent ‘’, consiste à identifier des parcelles non construites  dans son cercle d’intervention ( Samaya, Kalabambougou et  Pierrebougou-Ouenzzindougou), puis monter de vrais faux documents pour engager des actions judiciaires contre les vrais propriétaires des terrains  qu’il convoitise.

Dans sa stratégie de monter des fausses pièces pour déposséder des propriétaires de titres fonciers de leurs terrains,  le sergent de police Modibo Traoré dit le ‘’le vent’’, s’est prémuni d’une fausse procuration qu’il a lui-même élaboré sur la base de faux documents avec les références  de la carte consulaire d’un  ouvrier malien en Espagne. Avec cette fausse procuration, notre sergent de police qui demeure à Kabalabougou, est un habitant de Djicoroni-Para. Et n’eût été la vigilance du tribunal de la commune IV, il allait spolier le titre foncier du paisible vieux à Samaya.

Suite à une  demande d’authentification de légalisation de signature et de cachet adressée, le 24 juillet 2019, à la mairie de la commune rurale de Mandé, le président de l’Autorité intérimaire déclare que le registre côté et paraphé de la municipalité ne fait mention d’aucun cas  de signature d’une procuration aux noms de Modibo Traoré, représentant de N’Faly Kouyaté.

Également, dans  ses réponses de clarification, l’ambassadeur du Mali à Madrid en Espagne, Son Excellence Abdoulaye Koumaré, mentionne en ces termes: « Après vérification par nos services compétents, il ressort que la dite procuration diffèrent de celui de N’faly Kouyaté ». Avant de conclure: « Aussi, la forme et le fond du texte de la dite procuration ne correspondent pas au contenu des procurations émises par notre juridiction ».

Par ailleurs, après une vérification des vraies fausses pièces, à la suite d’une sommation interpellative du 18 novembre 2019, il ressort que le sieur Modibo Traoré, policier demeurant à Kalabambougou en commune IV de Bamako, n’existe nulle part dans les archives. Non plus, ce nom ne signifie en rien. Mieux, il n’existe aucun dossier relatif au titre foncier n° 73696 du cercle de Kati que notre policier voyou brandi comme un trophée de chasse.

À la lumière des faits, le sergent Modibo Traoré dit ‘’le vent’’ est un agent de police de la promotion 2015, au compte du GMS. Mais il est actuellement en service à Gao. En plus, il se déclare être un responsable des jeunes de la Commune IV. Balivernes ! Les investigations démontrent que notre policier-bandit est un prédateur foncier, comme c’est le cas pour bon nombre de ceux qui s’adonnent à ces actes de spoliation foncière. Lorsque ces derniers comprennent le fonctionnement des mairies, ils s’équipent d’outils leur permettant de procéder à des escroqueries foncières. D’après le verdict du tribunal, le sergent Modibo Traoré,  est coupable des faits qui lui sont reprochés. Du coup, il a été condamné à 6 mois d’emprisonnement  avec sursis, à la date du 31 janvier dernier.  Certainement, qu’il y aura d’autres plaintes contre ce policier subitement devenu un prédateur foncier.

Mariam Konaré

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