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Jugé pour “vol qualifié”, Soumaïla Diarra, acquitté

Selon l’arrêt de renvoi, c’est dans la nuit du 26 au 27 mars 2018, aux environs de 2 heures du matin, que les nommés Soumaila Diarra dit  »Saint Thomas » Bakary Blen, Mama Guindo dit »Nil »et Lanceni Balla Mariko dit  »Prince’‘ ont cambriolé la boutique appartenant à Ousmane Samaké, sise à Djicoroni-Para. Les malfrats ont cassé la porte de ladite boutique et emporté divers effets, des habits neufs (Tee-shirt, pantalons, pull-over), des chaussures plus de l’argent liquide. Les nommés Bakary Blen et Mama Guindo ont disparu dans la nature au cours de l’enquête.

 

Par la suite, Lancéni Balla Mariko, âgé de 16 ans, fut déféré au Tribunal pour Enfants, pendant qu’au cours des investigations personnelles, le boutiquier a repéré Soumaïla Diarra portant certains habits volés chez lui. Il le dénonça à la Brigade fluviale de Gendarmerie. Interpellé par cette unité d’enquête, il reconnut les faits et dénonça ses comparses Bakary Blen, Mama Guindo dit Nil et Lanceni Balla Mariko dit Prince.

L’accusé Soumaïla a ensuite nié les faits à lui reprochés alors qu’il les avait reconnus à l’enquête préliminaire avant de tenter de se rétracter au cours de l’information. A l’entendre, il ne connait pas la provenance des habits,« on m’accuse d’avoir braqué une boutique, alors que ce n’est pas le cas », a-t-il tenté d’expliquer à la Cour.

A la question de la Cour de savoir pourquoi il n’a pas demandé la provenance des habits, il a répondu: « c’est vrai, j’ai été naïf sinon je n’ai pas participé au braquage. J’ai été arrêté à zéro heure alors que je prenais tranquillement du thé au grin ».

Pour la partie civile, la boutique a été braquée vers 2 heures du matin. «J’ai porté plainte au commissariat du 14è Arrondissement». Après une enquête approfondie des forces de l’ordre dans le secteur, Soumaila Diarra a été arrêté. Ainsi, il a dénoncé ses complices. «Ils étaient 4 personnes sur les lieux du braquage»a déclaré Ousmane Samaké  à la barre.

Suite à une perquisition, quelques complets ainsi que des chaussures ont été retrouvés. « C’est pourquoi j’ai retiré ma plainte » a-t-il ajouté.

Pour le parquet, les investigations ont permis de mettre la main sur Soumaïla Diarra. D’ailleurs, il a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avant de les nier devant le magistrat instructeur. A le croire, les contradictions de l’accusé prouvent à suffisance que c’est un menteur. Il est coupable et ne doit bénéficier d’aucune circonstance atténuante.

La défense, elle, a clamé l’innocence de son client dans cette affaire. En arguant qu’il y a eu certes cambriolage, mais que personne ne peut apporter la preuve concrète que Soumaïla Diarra est l’auteur de l’acte. A ses dires, son client est cité dans cette affaire parce qu’il portait l’un des habits volés de Moussa Samaké. « Les objets volés ont été restitués. Mon client n’a jamais été sur les lieux du vol. C’est pourquoi il n’a pas reconnu les faits à lui reprochés », a-t-il plaidé.

Après les débats, les membres de la Cour d’assises ont acquitté Soumaïla Diarra.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

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