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KABAKO/Histoire : …d’un pêcheur dans le filet

Marié et père de 4 enfants, M.S. est depuis plusieurs années, domicilié à Baco Djicoroni.

Pêcheur de profession, pendant au moins 3 mois, il vendait régulièrement des poisons, même si, ses pairs ne le rencontraient plus au fleuve.

Un pêcheur qui ne pêche plus, mais qui a toujours du poisson bien frais à vendre ?

Voilà un mystère que les pêcheurs du coin ont décidé le 15 juillet dernier de percer. C’est ainsi que, pendant toute la journée, les gestes et déplacements de M.S. étaient surveillés par ses camarades. Mais, jusqu’à la nuit, vers 20 heures, la surveillance s’avéra vaine car M.S. qui ne se doutait de rien n’avait pourtant fait aucun geste suspect.

Aussi, après avoir vendu comme d’habitude ses poissons, il s’était assis à la place du marché jouant au damier et termina sa journée à la maison, après une escale à la mosquée.

Les pêcheurs décidèrent ainsi d’abandonner la partie de surveillance quand un des leurs demanda et obtint la permission de faire surveiller M.S. jusqu’au matin.

Deux jeunes pêcheurs ont été à cet effet désignés pour monter la garde non loin du domicile de M.S.

Il était enfin 5 heures du matin en ce 16 juillet, lorsqu’un des « gardes » que le sommeil n’avait pas terrassé eut la surprise de voir M.S. sortir de sa maison, (avec un sac à dos) et, au lieu de la mosquée, il prit la direction du fleuve.

Vite, l’alerte a été donnée à tous les autres pêcheurs accompagnèrent discrètement M.S. jusqu’à sa destination. Stupéfaction : M.S., sans prendre garde, commença son « travail » en fouillant minutieusement les filets tendus par les autres pêcheurs et commença sa moisson.

En quelques minutes, il avait son sac plein de poissons. C’est alors que les pêcheurs se ruèrent sur lui.

Paniqué, il abandonna son sac et prit ses jambes au cou. Personne ne daigna le poursuivre car, après tout, l’on connait son domicile.

Vers 8 heures, une délégation de pêcheurs se rendit au domicile de M.S., mais celui-ci n’est toujours pas rentré à la maison. Toute une journée d’attente. En vain.

C’est seulement deux jours après sa ‘’disparition’’ que Mr M.S a été coincé par ses camarades pêcheurs alors qu’il partait vers 5 heures du matin à la mosquée.

Un arrangement à l’amiable a été trouvé : notre martin pêcheur s’est engagé à travailler comme tous les autres et à remettre quotidiennement (pendant 3 mois) la moitié de ses prises à l’association des pêcheurs du coin dont il est membre.

‘’Qui  casse, paye.’’

Boubacar Sankaré

Source: Le 26 Mars

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