Le bilan de l’explosion d’un camion-citerne, survenue mardi à Bamako, la capitale malienne, s’est alourdi passant de 7 à 15 morts.

Le bilan de l’explosion d’un camion-citerne, survenue mardi à Bamako, la capitale malienne, s’est alourdi passant de 7 à 15 morts, ont rapporté jeudi des médias locaux.

Des blessés ont succombé à leurs blessures mercredi , précise le site d’information sur le Mali “Studio Tamani” citant des sources hospitalières.

Selon ces mêmes sources plusieurs autres personnes brûlées dans l’explosion se trouvent dans un état grave.

Le drame s’est produit mardi 24 septembre aux environs de 15 heures à Badalabougou sur l’avenue OUA, rappelle le même média.

Un camion-citerne d’une capacité de 14 mille litres transportant du carburant s’est renversé. Selon les témoignages recueillis sur place, quand le camion est tombé, le chauffeur est sorti du véhicule pour demander de l’aide afin de secourir son apprenti et deux motocyclistes qui étaient coincés sous l’engin, précise la même source.

Alors que les gens se précipitaient pour les secourir, le véhicule a explosé, faisant sept morts et 42 blessés selon un premier bilan livré par le gouvernement malien mardi.

 

MALI: LES JEUNES DE L’AZAWAD MANIFESTENT POUR DÉNONCER LES PROPOS DU PRÉSIDENT NIGÉRIEN

Le collectif des jeunes de l’Azawad a appelé à des marches pacifique jeudi 26 septembre sur toute l’étendue de ce territoire du nord du Mali pour dénoncer les propos du président nigérien Mahamadou Issoufou qualifiant la ville de Kidal de “région terroriste”.

Cet appel a été lancé par le collectif de jeunes “Azawad 100%” dans un communiqué publié mercredi.

Les jeunes expliquent “qu’au lieu de jouer à l’apaisement d’une situation déjà fragile, le président nigérien et président en exercice de la CEDEAO,a préféré verser l’huile sur le feu en qualifiant Kidal d’une Région terroriste”.

A travers cette mobilisation, les jeunes de l’Azawad entendent exiger “le retrait du Niger de la médiation internationale pour l’accord d’Alger, le retrait du contingent nigérien de mission onusienne au Mali ( Minusma) et dans l’Azawad car le Niger devient une partie du conflit”.

Cet appel est lancé alors que la Coordination des mouvements de l’Azawad- coalition de groupes armés séparatistes du nord du Mali- a annoncé mardi qu’elle suspendait sa participation aux travaux du grand dialogue national en réaction aux déclarations du président Ibrahim Boubakar Keïta (IBK) lors de l’anniversaire de l’indépendance.

Ce dernier avait déclaré que certains dispositifs de l’accord de paix de 2015 pourraient être discutés au cours du grand dialogue national.

La CMA estime, de son côté, que selon les propres termes de cet accord, aucune modification de celui-ci ne peut être faite sans l’aval des signataires et de la médiation internationale.

Annonçant la suspension par la CMA de sa participation au dialogue, Mossa Ag Attaher, porte-parole de cette coordination a rappelé dans une publication sur son compte twitter que l’Article 65 de l’accord de paix stipule que “les dispositions du présent Accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent Accord et après avis du comité de suivi”.

Depuis près d’une semaine la situaion a commencé à s’envenimer entre les différentes parties prenantes de l’accord de paix inter-malien, notamment la CMA et le gouvenement central de Bamako.

Tout est parti du refus de Bamako de la tenue de la 38ème réunion du CSA ( Comité de suivi de l’Accord) à Kidal, principales ville du nord du Mali, gouvernée par la CMA.

Réagissant à l’annulation de cette réunion, la CMA a appelé dans un communiqué publié le 16 septembre, à “une réunion urgente avec la communauté internationale et les autres parties de l’accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes notamment la « raison d’Etat impérative » qui a motivé l’annulation de la 38ème session du CSA”.

La Coordination rappelle dans le même texte que “la situation de la ville de Kidal comme celle de toutes les autres régions ne saurait être dissociée de la mise en oeuvre de l’accord qui prévoit une nouvelle architecture politique et administrative régionale”.

Elle déplore, enfin, “l’émergence récente de nouvelles tendances dangereuses de certaines parties qui recherchent des voies et des moyens pour contourner l’accord, chose qui fait courir un risque grave de déstabilisation durable dans tout le sahel”.

Nadia Chahed

 

Source: actualite-news.