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Fournitures scolaires : Un marché en pleine effervescence

Le 30 septembre, à quelques heures de la rentrée scolaire, le marché Dibida, en plein cœur de Bamako, se réveille lentement. Cahiers, bics, crayons et autres accessoires d’écoliers sont de sortie.

 

Le marché a l’air bien fourni, mais les clients se font attendre : conjoncture, incrédulité face aux rumeurs qui annoncent un report de la rentrée ou désir de faire de bonnes affaires en attendant la dernière minute. Plusieurs raisons expliquent cette « lenteur », alors que les commerces spécialisés en fournitures scolaires devraient rester animés encore quelques jours.

« La timidité du marché s’explique par la conjoncture. Bien qu’elle soit mondiale, il y a une particularité pour notre pays. Les temps sont vraiment durs et les commerçants sont les premiers à le ressentir », se plaint Balla Diabaté, la cinquantaine, vendeur au marché Dibida depuis plusieurs années. Mais les choses devraient s’arranger, ajoute t-il aussitôt, « parce que nous avons appris que les salaires n’étaient pas encore tombés ».

En temps normal, « je n’aurais même pas le temps de vous parler. Mais voyez comme le marché est vide ». S’ils arrivent au compte-goutte, certains clients préfèrent cependant attendre les derniers moments, espérant que ce sera moins cher.

Beaucoup de marchandises importées

Pourtant, cela pourrait être exactement le contraire, explique le commerçant. « Les produits sont généralement importés et s’il y a rupture ils peuvent devenir plus chers en attendant l’arrivée de nouveaux stocks. C’est mieux d’acheter tôt surtout pour ceux dont les enfants sont au lycée », précise-t-il.

Quelques centaines de mètres plus loin, sur la place OMVS, Daouda Siguipily expose devant sa boutique les derniers modèles de sacs. Malgré l’affluence de ce dernier jour  de septembre, il estime que l’année dernière la situation était nettement meilleure. « Les sacs restent très demandés, même si l’on n’est pas obligé d’en changer chaque année. Je pense que les parents veulent surtout faire plaisir à leurs enfants », précise-t-il.

Importés de Chine ou de Dubaï, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses, de 3 000 pour les tout-petits à 22 500 francs CFA, soit de la maternelle au lycée.

«  Les livres du programme scolaire malien sont faits sur place, sinon la plupart des articles sont importés », explique Balla Diabaté. En ce début d’année, les prix des cahiers, les plus demandés, sont égaux à ceux de l’année dernière, avec un paquet de 5 de 200 pages ou de 10 de 100 pages à 1 250 francs CFA.

       →  Chiffres ←

Paquet de cahiers : 1 250 francs CFA

Sacs : Entre 3 000 et 22 500 francs CFA

Journal du mali

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