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Gestion de programme sensible au conflit (GPSC): les porteurs de micro projet et élus locaux outillés

La Maison de partenariat de Bamako a abrité, depuis hier, et ce jusqu’au 20 avril prochain, les travaux de l’un atelier d’approbation de la gestion de programme sensible au conflit (GPSC). Organisée par l’ONG Reso-climat Mali, l’ouverture des travaux de cette formation était présidée par le directeur exécutif de Malifolkcenter, Ousmane OUATTARA, en présence du chef de file développement économique du Reso-climat, Mouhamadou Farka MAIGA.

Ousmane OUATTARA directeur executif Malifolkcenter conferene reso climat mali

L’objectif de cet atelier est d’outiller les porteurs de micro projet PIL-ADCC et les élus locaux en vue de renforcer leurs capacités dans la prévention des conflits et la violence dans les zones d’intervention du PAL-ADCC. Il s’agit spécifiquement de familiariser les participants à l’approche de la gestion du programme sensible au conflit (GPSC) ; de connaitre les étapes de la mise en œuvre de la GPSC, les outils et leur application et l’élaboration des stratégies pour un changement positif.
Pendant 3 jours, les participations auront droit à plusieurs communications, notamment : perception différente interprétation du conflit ; gestion du programme sensible au conflit ; analyse du (conflit) contexte ; élaboration ou adaptations des stratégies du programme pour un changement positif, etc.
Le chef de file développement économique dans son intervention a rappelé les actions posées par le Reso-climat Mali, depuis sa création à nos jours, en termes de lutte contre le changement climatique et l’adaptation des communautés les plus vulnérables.
Selon M. MAIGA, le Reso-climat doit financer un certain nombre d’organisations membres pour la mise en œuvre de ces projets. Pour cela, dit-il, une 1re sélection a été faite, dont 10 sont retenus.
« Ces 10 sont appelés à aller s’exécuter sur le terrain », a-t-il déclaré.
De même, il a ajouté que lors de cette formation, les concepts relatifs à la gestion des conflits seront traités, notamment : les définitions ; les perceptions ; l’analyse des contextes des acteurs du conflit ; la gestion d’un programme sensible au conflit ses différents états et l’élaboration d’une stratégie pour un changement positif.
M. MAIGA a relevé qu’au-delà des techniques, cette formation apportera aux acteurs, une réelle capacité de faire du conflit, une réelle opportunité de progrès individuel et collectif.
Pour sa part, le directeur exécutif de Malifolkcenter a souligné que ce programme indique qu’en dehors de la phase de démarrage, des initiatives locales d’adaptation aux changements climatiques seront financées par la communauté, à travers les membres du Reso-climat Mali. Soit, au total, 20 projets d’initiatives locales qui contribueront à augmenter la résilience des communautés face aux effets et impacts des changements climatiques.
Aussi, il a rappelé que le premier appel à projets a bouclé son processus de sélection des dix premières organisations membres du Reso-climat porteuses de microprojets PIL-ADCC. Ceci suppose que ces organisations ont, dans la protection de leurs documents de projet, pris en compte l’approche sensibilité aux conflits, a-t-il affirmé.
M. OUATTARA a rappelé que le Reso-climat a financé un certain nombre de projets. C’est pourquoi dit-il, il est important de travailler avec les communautés au niveau des territoires et les porteurs de projets pour qu’ils intègrent dans le processus de planification, cette approche qui est la gestion et la prévention des conflits.
Le directeur exécutif s’est dit convaincu que les conflits sont des choses inhérentes à la vie et aux communautés. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, cette formation doit permettre de pouvoir discuter des questions d’accès et de contrôle aux ressources au niveau des territoires où les acteurs interviennent avant la mise en œuvre des projets.
Selon les organisateurs de cette rencontre, le Mali est un pays sujet à des conflits récurrents, d’où la nécessité d’accompagner les nouveaux porteurs de ce projet, ainsi que les élus locaux des zones de projet afin qu’ils se familiarisent avec l’approche de gestion programme sensibilité au conflit en contribuant à la prévention des conflits et violences dans les zones d’intervention du PIL-ADCC.

Par Memadjilem NADJILAR Évelyne (Stagiaire)

 

Source: info-matin

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