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Impact social et économique de la malnutrition infantile: Le Mali et ses partenaires lancent une étude sur le coût de la faim

Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité, le mardi 7 février dernier, la cérémonie de lancement d’une étude sur le coût de la faim. C’était sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé en présence de Silvia Caruso, directrice et représentante du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Mali, de Mme M’baranga Gasarabwe, Coordinatrice résidente du Système des Nations unies au Mali. Ils avaient à leur coté, Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, Marc-André Fredette, Ambassadeur du Canada au Mali et Dr Margaret Agama-Anyetel, représentante de l’Union Africaine.

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Pour le lancement de cette étude, le gouvernement du Mali et ses partenaires se sont mobilisés et promettent de travailler main dans la main pour mener une lutte sans merci contre la malnutrition. Cette étude qui a déjà été menée dans certains pays a été lancé au Mali sur le thème : « l’impact social et économique de la malnutrition infantile ».

Selon Sivia Caruso, la malnutrition provoquée par une alimentation insuffisante a de graves conséquences sur la santé physique et mentale des enfants. Pire, dit-elle, elle peut entrainer la mort. Aussi, elle empêche les enfants d’atteindre leur plein potentiel. Toute chose qui coupe tout le pays dans son essor. Car selon elle, le sous-développement et la malnutrition sont des grands alliés.

« Ce ne sont pas les nôtres ni ceux du Mali ni ceux du Programme Alimentaire Mondial. On dit que pour vaincre l’ennemi, il faut le connaitre. C’est pourquoi, le PAM continue de soutenir l’Union Africaine  dans sa démarche consistant à mieux cerner les impacts de la malnutrition. Jamais auparavant, l’Afrique n’avait entrepris de chiffrer le fardeau qui en résulte. », a expliqué Sivia Caruso. Qui se réjouit que pour la première fois, la malnutrition n’est plus envisagée uniquement comme un problème social, mais comme un véritable problème macro-économique. Pour elle, pour la première fois, au Mali le retard de croissance des enfants sera calculé en termes de retard de croissance du Produit Intérieur Brut.

« Les résultats des études déjà réalisés ailleurs en Afrique ne laissent pas de doute. Il y’a un impact en cascade  de la malnutrition sur les individus, les communautés et les économies nationales. Cet impact se chiffre en milliards », a-t-elle expliqué. Avant d’ajouter qu’il est urgent d’agir de concert pour que ce ne soit plus le cas. Car souligne-t-elle, « le fait est que nous ne pourrons plus assurer un développement durable tant que nous n’affronterons pas les défis persistants de l’alimentation et de la nutrition. Il n’ya pas d’autre alternative si l’on veut donner au pays  tout entier une chance de prospérer ».

Pour la Directrice et représentante du PAM au Mali, les objectifs de développement durable sont clairs : la fin de la malnutrition pure et simple à l’horizon 2030.

« Pour y arriver, nous devons nous y atteler tous et toutes. Et nous devons surtout mobiliser la puissance de l’Etat sous la forme d’actions  et de politiques volontaristes. Pour aboutir, le combat contre la malnutrition a besoin du concours soutenu des pouvoirs publics. Et au Mali, nous pouvons y compter car l’idéalisme n’est rien sans la force de la République », a laissé entendre Silvia Caruso. Qui a signalé que la mobilisation du gouvernement du Mali et des partenaires techniques et financiers pour le lancement de cette étude a été exemplaire et constitue un signal fort.

Pour sa part, Mme Mbaranga Gasarabwe dira que contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas seulement en se concentrant sur les politiques qui favorisent la croissance économique qu’ils résoudront  la malnutrition. Car les gains de la croissance ne reviennent pas toujours aux enfants malnutris qui en ont le plus besoin.

Selon elle, les pertes annuelles dues à la malnutrition avoisineraient les 11% en Afrique selon le rapport 2016 sur la nutrition mondiale. Pour elle, ce montant est colossal et pourrait permettre le décollage économique de nombreux pays s’il pouvait être mis à profit.

Elle a parlé des liens entre la nutrition et la paix car selon elle, il y’a un lien de cause à effet entre les conflits et la malnutrition. Mme Mbaranga Gasarabwe dira que la guerre provoque parfois des famines aux conséquences catastrophiques de même que la malnutrition peut elle aussi être source de conflits entre communautés locales, entre pasteurs et agriculteurs  et entre groupes frontaliers.

Pour surmonter les défis et éliminer la faim et la malnutrition, elle a invité les uns et les autres à travailler ensemble. Car selon elle, la première responsabilité revient au gouvernement, mais les partenaires techniques et financiers ont aussi un grand rôle à jouer. Elle a promis que les agences des nations unies seront à leur coté pour agir de façon cohérente, conjointe et intégrée.

L’Ambassadeur du Canada au Mali s’est réjoui du lancement de cette étude au Mali. Avant d’indiquer que les enquêtes nutritionnelles des dernières années démontrent que la situation est préoccupante.

Le ministre Boubou Cissé abondera dans le même sens. Selon lui, la malnutrition constitue l’une des principales causes de mortalités infantiles dans les pays africains. Il s’est réjoui du lancement de cette étude. Avant de remercier les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement.

D.Diama

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