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Insécurité dans la région de Mopti: des syndicats demandent à leurs membres de quitter les zones d’insécurité

Les Comités exécutifs nationaux des syndicats autonome des administrateurs civils (SYNAC) et libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) ont tenu une réunion conjointe extraordinaire, le 15 juin dernier sur la situation sécuritaire des représentants de l’État dans la région de Mopti. À l’issue de la rencontre, les deux syndicats ont rappelé leurs membres à rejoindre le cercle de Mopti ou les localités sécurisées les plus proches.

Vers une autre paralysie de l’administration publique dans la région de Mopti considérée comme l’épicentre de la violence. En un mois, cette région a connu plusieurs dizaines d’attaques et d’agressions barbares contre la population ou des forces armées. Elle détient à cet effet, le record funeste des violations au Mali.

Exposés à des risques d’agression, les membres des comités exécutifs nationaux du syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et du Syndicat libre des travailleurs du ministre de l’Administration territoriale (SYLTMAT), à travers leurs responsables, ont convoqué une réunion le samedi 15 juin 2019 pour évaluer la situation sécuritaire des représentants de l’État dans la région de Mopti. Elle s’est tenue alors que le pays était en deuil après l’attaque meurtrière contre le village de Sobane Da où des dizaines de personnes ont trouvé la mort.

À l’issue de cette réunion de crise, les deux syndicats ont pris la décision commune de protéger leurs membres respectifs en les demandant de quitter les localités de risque, de danger et de rentrer dans le cercle de Mopti ou d’aller dans les zones sécurisées les plus proches.

Cette décision est la conséquence de plusieurs constats. En effet, elle résulte de la dégradation de la situation sécuritaire des représentants de l’État qui ne bénéficient d’aucun dispositif adéquat de sécurité dans l’exercice de leur fonction. Or, selon les responsables des deux syndicats, il est de l’obligation et de la responsabilité de l’État de les protéger contre les attaques dont ils peuvent faire l’objet dans l’exercice de leur fonction.

Par ailleurs, ils ont réaffirmé leur volonté et disponibilité à servir l’État dans un cadre de travail sécurisé.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que des syndicats des travailleurs de l’État face à la dégradation de la situation sécuritaire demandent à leurs militants de se déplacer vers des zones de sécurité.

Ainsi, on se rappelle la sortie de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA dans une lettre en date du 2 avril 2019 pour mettre en garde tout mouvement des agents de l’État vers le Sud assimilable à un abandon des citoyens par l’administration.

« Par conséquent, je vous invite à prendre les dispositions nécessaires et urgentes pour que ces responsables et agents rejoignent leurs postes respectifs au plus tard le 30 avril 2019. Passé ce délai, je vous invite à pourvoir au remplacement des intéressés par des fonctionnaires volontaires », avait instruit le Premier ministre, Soumeylou Boubèye MAIGA.

Par Sikou BAH

INFO-MATIN

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