1ère session ordinaire de la cour d’Assises de Bamako : Les dossiers inscrits au rôle de départ s’élèvent à 71 cas, les infractions qualifiées de crime priment sur les autres

C’est parti pour la première session ordinaire de l’année judiciaire 2021 de la juridiction compétente en matière de jugement des faits criminels (cour d’Assises). Courant jeudi 25 février, le démarrage des travaux a eu lieu par le Procureur Général Idrissa Arizo Maiga.

Pour cette première session ordinaire de l’année judiciaire 2021, les magistrats de la cour d’Assises siégeant dans le district de Bamako auront affaire à  71 dossiers inscrits au rôle de départ. Des dossiers qui, selon le procureur général Maiga, se répartissent entre les infractions qualifiées des crimes de sang ; les infractions contre  les mœurs ; des infractions contre les biens ; les faits de terrorisme ; les atteintes aux biens publics ; et des infractions qualifiées de traite de personnes….

Parlant des crimes de sang, le procureur Idrissa Arizo Maiga faisait part de quatre (4) cas d’assassinat ; huit (8) cas de meurtre ; 12 coups mortels ; 2 cas d’infanticide ; 1 cas de coups et blessures volontaires aggravés. Ce qui donne un total de 27 faits qualifiés de crime dans la présente session. Suivant le discours de Idrissa Arizo Maiga, les infractions contre les mœurs se répartissent en dix (10) cas de viols ; et quatre (4) cas de pédophilie. Quant aux infractions contre les biens publics comportant des vols qualifiés, elles sont au nombre de sept (7) cas .Au cours de la présente session ordinaire, 11 faits de terrorisme feront l’objet de jugement. Sur ces 71 dossiers inscrits au présent rôle de départ figurent cinq (5) cas qualifiés de traite de personnes. Les atteintes aux biens publics se limitent à un seul (1) dossier. À ces infractions, expliquait le procureur, « il faut ajouter 2 cas de faux en écriture ; 1 cas d’incendie volontaire ; 1 cas de trafic international de drogue à haut risque ; et 1 cas de dépossession frauduleuse ».

A cette occasion, Idrissa Arizo Maiga a, par rapport à l’inscription des  dossiers  au rôle de départ, donné des détails à ses homologues. « Quand je parle de rôle de départ, c’est qu’entre-temps, nous attendons des dossiers en cours de formalisation pour étoffer le rôle un peu comme lors de la dernière session », a-t-il clarifié. Puis de préciser ceci : « Aussi, comme à l’accoutumée, nous en appelons au professionnalisme habituel des magistrats pour réduire au maximum le nombre de renvois, et les assesseurs au respect de leur serment, aux avocats à la constance dans l’effort et le suivi régulier des affaires dans l’intérêt des accusés et des victimes ».Et de clore en rappelant que le premier dossier de la présente session concerne l’affaire Fousseyni  Diarra dit ‘’Fous’’ et autres, ou plus fréquemment appelée l’affaire Amadou Aya Sanago et autres. Notons qu’en raison d’une récente vague mutation des juges, ce procès Amadou Aya Sanogo qui devrait démarrer le jour même de l’ouverture de cette session (jeudi 25 février dernier) a été renvoyé au 11 mars prochain.

Mamadou Diarra 

Source: Journal le Pays- Mali

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