La coordination des Associations de Guidimaga a, en partenariat avec des organisations de la société civile, organisé une marche pacifique, vendredi, de Kayes N’di au gouvernorat, pour réclamer la construction de la Route nationale (RN) 21, a constaté l’AMAP.

Il s’agit du tronçon, qui relie la ville de Kayes à la frontière mauritanienne, en passant par Aourou, « Guidimaga Kayes -Aourou-Kiffa » distante d’environ 160 km.

Sur les pancartes que brandissaient certains marcheurs, on peut retenir, entre autres, que « la RN21 est un facteur d’intégration » ; que sa « Construction reste une promesse non tenue ». Les manifestants ont, également, réitéré leur appartenance à Kayes.

Les populations de Guidimaga se plaignent de la lenteur dans le démarrage des travaux de construction qui étaient prévus en 2018. Cette situation inquiète les populations d’une contrée qui regroupe 9 communes enclavées entre la frontière mauritanienne et le fleuve Sénégal.

D’après notre confrère, Mody Gandega, du journal ‘Le Rayon’, cité par le site web « bamada.net », les travaux du bitumage de la route devraient commencer au premier semestre de 2018.

Aussitôt après avoir tenu une rencontre avec la délégation d’Orange Mali, les chefs de services régionaux et les représentants des couches socioprofessionnelles de la Cité des rails, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé s’est immédiatement rendu à la place des Martyrs, face au gouvernorat, pour écouter les organisateurs de la marche.

Le porte-parole de la Coordination des associations de Guidimaga, Singalé Soumaré, a d’abord lu une déclaration dans laquelle il a présenté, brièvement, leur contrée, tout en attirant l’attention du contrôleur général de police, Mahamadou Zoumana Sidibé sur leurs doléances.

Ensuite, il a remis une copie de sa déclaration au gouverneur Sidibé qui s’est engagé à « transmettre le document à qui de droit ».

D’un ton apaisant, le gouverneur de la Région de Kayes a réussi à calmer l’ardeur des manifestants. Pour convaincre les membres des associations de Guidimaga de sa bonne volonté de les aider à explorer des pistes de solutions, il leur a suggéré de mettre en place’une commission qui prendra attache, la semaine suivante, avec son cabinet afin d’organisation une rencontre sur leurs revendications.

« Votre marche a réussi et elle est compréhensive. Je vous dis que rien ne peut se faire sans l’entente. Je viens de rencontrer vos ressortissants en France. Mais les représentants des communautés de Tringa et Guidimaga étaient absents à cette rencontre pour des problèmes d’incompréhension. Dites à vos ressortissants de rejoindre les associations de sarakholés en France car, l’entente est la clé de la réussite », a assuré M. Sidibé.

Le gouverneur de Kayes a séjourné en France, du 4 au 17 octobre 2019, sur invitation de la Fédération des associations du cercle de Kita, à l’occasion de la 3ème Edition du festival de la musique mandingue à Asnières et Senne. Soucieux des problèmes de la diaspora de la région vivant en France, il a multiplié les rencontres avec les partenaires au développement, comme l’île de France et les associations CADERKAF et Gadiaga pour échanger avec eux sur le développement de la Région de Kayes, parmi tant d’autres sujets.

BMS/MD 

Source: AMAP