La crise sociopolitique prend de l’ampleur : L’Imam Dicko s’inquiète-t-il pour la suite des événements ?

Bourreau de la mobilisation et de l’appel à la désobéissance civile, l’Imam ne maîtriserait plus la chaîne de colère qu’il a activée contre le régime d’IBK. Les casses des boutiques, des stations d’essence et les vols salissent la capitale. 

 

 

Les colères sont déchaînées depuis le vendredi 10 juillet 2020 dans notre pays à la demande du mouvement du 05 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). L’appel à la désobéissance civile en est la cause. Les casses de boutiques, des stations d’essence et les vols salissent et mettent davantage en péril la capitale malienne, la sécurité des citoyens et leurs biens. Finalement, on dira que la chaîne de colère lâchée par l’Imam Mahmoud Dicko et les membres du M5 n’a pas pu être maîtrisée malgré les appels au calme et à la retenue. « Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne. Je parlerai cet après-midi et cela sera diffusé à la télévision. Avant cela, ne mettez pas le feu aux stations essence ni à (cet) arrondissement. Du calme, s’il vous plait ! Du calme ! Du calme ! », a martelé l’imam depuis la mosquée où il prêche habituellement.

C’est sans doute un homme inquiet pour son pays qui a réagi contre les pillages des lieux publics et privés. Tout est parti de cet appel à la désobéissance civile enclenchée le M5-RFP après l’échec du dialogue avec le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Même n’ayant dit ouvertement, l’Imam Dicko était sans l’ombre d’un doute pour cette désobéissance civile. En effet, dans un pays comme le nôtre, il devrait bien sûr comprendre que les choses n’allaient pas se dérouler comme il le souhaite, surtout face à la colère des uns et des autres contre la mal gouvernance du régime du Président IBK. Était-il conscient de l’enjeu de la situation, à ce que cela pourrait découler? Mais ce qui est certain, sa seule voix aurait pu faire changer complètement la donne avant vendredi 10 juillet dernier. En sa qualité de Parrain de CMAS, les choses ou les images de notre pays ne devraient pas se représenter comme telles aujourd’hui. Car de nombreuses pertes ont été causées par les manifestants qui ont saccagé, pillé et volé sans recul des biens privés et étatiques. Ce qu’ils ignoraient peut-être, c’est le contribuable malien avec ses impôts qui  remboursera toutes ces pertes.

Moriba DIAWARA

LE COMBAT

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