En plus de l’épreuve du confinement consécutif à la pandémie du Coronavirus, la nouvelle oppression que la population de Bamako subie, ces derniers jours, s’appelle couvre-feu, instauré de 21 heures à 6 heures du matin. Sans attendre l’heure, les policiers dans certaines localités de la capitale annoncent les couleurs, depuis les environs de vingt heures. Simples observateurs et militants des droits de l’homme dénoncent, sur les réseaux sociaux, cette nouvelle torture vis-à-vis des populations. Si le couvre-feu doit être respecté par les populations, il ne veut pas non plus dire ‘’torturer et traitement inhumain ou dégradant’’ ! Les coupables de telle violation doivent être traduits à la justice ! Votre facebookan du jour !

Moussa Kondo : 10e Arrondissement de la Police nationale du Mali, quand des agents malhonnêtes profitent du couvre-feu pour abuser des populations. À Senou, la patrouille prend des motos à 20 h (maintenant) pour problème de vignettes (alors que la date limite est le 31 mai) ou de payer 6000 F CFA par moto. En plus, ils menacent les propriétaires de les tabasser après 21 h, heure du couvre-feu pour cause de Covid19. Quelle honte !

Maimou Na : C’est triste tout ça.

Tieblecoro Samake : Je partage cet avis.

Toure Na Na Touré : Ils doivent avoir honte d’eux-mêmes.

Daouda Keita : Il faut appeler le numéro vert (80 001 115) de la sécurité. Urgemment, la date de vignette a été repoussée jusqu’au 30 Avril.

Aminta Touré : On aura tout vu dans ce pays !

Nientao Lepêcheur : Les parcours de 99 % des policiers sont les plus médiocres de leurs générations.

Nientao Lepêcheur : Le vol est institutionnalisé au Mali. Leur ministre est au courant.

Hairai Alassane N’diaye : quelle honte ?

Joseph Traoré : Mon cher Moussa Kondo, ce n’est pas pour te contredire ni pour défendre les policiers. Au Mali, les policiers ayant une mauvaise réputation à priori, on a tendance à croire en tout ce qu’on raconte sur eux à tort ou à raison sans chercher à mieux comprendre. Jamais ou très rarement tu ne trouveras une personne qui te dira qu’elle a tort face à un policier. C’est mon avis.

Mamadou Tapily : Ah !!! Le Chef est fâché deh !

Almoumini Traoré : J’en suis témoin.

Mamoutou Kané : franchement, au regard de ce qui se passe au Mali aujourd’hui je suis beaucoup déçu. Est-ce que le Mali n’aurait dû exister même quoi ? Je me pose cette question.

Hachietou Anna Toure : Ils nous dictent leurs lois, comme si nous ne souffrons pas assez déjà.

Aly Konate : Si on prend ta moto à cause de la vignette, propose quelque chose, s’il n’accepte pas, laisse la moto. Le lendemain, tu te présenteras à la police pour récupérer ton engin. Beaucoup de policiers sortent pour les patrouilles, mais ils ne connaissent même pas le sens du couvre-feu.

Berthe Adass : Comme tu l’as dit Moussa, il y’a des hommes valeureux dans la police. J’aimerais bien de citer le nom d’un jeune honnête, brave et patriote. Un certain Tiemoko Kouyaté. Voilà un jeune policier qui est très honnête dans sa profession.

Daouda Konaté : L’autorité du ministre Salif Traoré et du DG de la police nationale est bafouée par certains de leurs éléments. Malgré la mise en garde de ces derniers, la délinquance des certains porteurs d’uniformes continue tous les jours. Il faut craindre l’agent des forces de l’ordre. Parce que les ordres qu’ils parlent ne sont pas respectés par les policiers mêmes.

Bakarydjan Dembélé : Il faut faire une plainte.

Daouda Traore : M. Kondo, l’autorité malienne a planifié ce système de rakectages…

Binnette Koulibaly : Des bandits sont recrutés dans la police malienne. Raison pour laquelle, les policiers sont arrogants envers la population. Si quelqu’un n’arrive pas à éduquer son enfant au Mali, il le jette dans le corps de policier ou militaire. En tout cas, la police aujourd’hui est devenue la poubelle.

Daouda Keita : Il faut appeler le numéro vert (80 001 115) de la sécurité.

La date de vignette a été repoussée jusqu’au Avril.

  

Aminta Touré : On aura tout vu dans ce Pays.

Nientao Lepêcheur : Les parcours de 99 % des policiers sont les plus médiocres de leurs générations.

Mamoutou Kané : Franchement, au regard de ce qui se passe au Mali aujourd’hui, la grande question que je me pose : est : est-ce que ce pays aurait dû exister même quoi ?

Toure Cheick Toé : L’autorité malienne ne considère pas sa population. Sinon, nous voyons dans les pays voisins comme le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, le Nigeria qui accompagnent leurs populations à mieux vivre gratuitement. Mais le coronavirus est devenu du business de nos autorités. Ils parlent de fonds-covid 19 au Mali. Combien de fonds ont été détournés par ces mêmes personnes ?

Hawa Diop : L’Homme n’aura la crédibilité, qu’une seule foi. On doit toujours penser qu’il y aura demain dans la vie. Je préfère contribuer à travers les associations plus crédibles que ce fonds de management mis en place par le gouvernement malien. Je n’ai aucune confiance en eux. Cette crise est différente des autres. Ces mêmes personnes ont bouffé l’effort de guerre dans ce Pays-là. Vous nous dites quoi encore ? Dieu merci ! Ce virus n’épargne personne. Que tu sois riche ou pauvre.

Aguibou Bouare : couvre-feu ne veut pas dire torturer et traitement inhumain ou dégradant ! Les coupables de telle violation doivent être traduits à la justice.

Dramane Keita : mon frère bonjour ! Tu as tout à fait raison. C’est une nouvelle oppression qui est pire que la pandémie. Parce que elle prive les citoyens de nourriture et d’autres. Cette oppression est en train de plonger les gens dans la précarité surtout dans un pays où le niveau de vie a été toujours bas.

Aguibou Bouare : Mamadou Guindo, mon cher, état d’urgence exige quoi ?

Torturer, infliger des traitements inhumains ou dégradants ?

Mieux comprendre le sens du rappel :

– rien ne peut justifier la torture, les traitements inhumains ou dégradants ;

– le couvre-feu doit être respecté par les populations ;

– la sanction de l’inobservation du couvre-feu est prévue par les textes, lesquels ne prévoient pas d’infliger des sévices, coups et blessures…

L’appel au respect des droits humains concerne tout le monde même ceux qui se croiraient ou se prendraient pour les puissants du Jour.

Une fois qu’ils se retrouvent de l’autre côté de la barre, ils se ravisent aussitôt, et se souviennent du respect des droits humains, nous avons traité beaucoup de cas du genre !

Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.

La protection des droits humains est une responsabilité partagée !

Source: info-matin