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Litige foncier dans le cercle de Yanfolila : Le Greffier Bourama Traoré mis en cause

Les litiges fonciers se multiplient dans le Ouassoulou avec parfois des morts d’hommes. Le cas récemment entre Gualala et Débourala est révélateur a plus d’un titre et s’est soldé par des blessés par balles dont un grièvement. Concernant le litige entre Djilenfing et N’Zanina, la semaine dernière, l’affrontement a été évité de justesse. Un doigt accusateur est pointé sur le greffier de Yanfolila ressort juridictionnel de la localité où le droit n’est pas souvent dit au grand dam des populations. La justice est mal rendue, le tout dans un climat de suspicion généralisée. Les autorités doivent avoir un droit de regard sur le ressort judiciaire de Yanfolila.

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Le cas du greffier défraie la chronique. Ce greffier, selon l’avis général de la population, est un homme maladroit dans ses prises de décision, zélé à la tâche et qui vient de transformer la vie de paisibles citoyens de Djilenfing en cendrier ou enfer terrestre. Dans l’affaire du litige entre le village de Djilenfing et celui de N’Zanina, le greffier est fortement indexé.

Car d’une simple affaire de vol de noix d’acajou de la part des ressortissants de N’Zanina, et sur plainte de la victime, l’affaire a pris des tournures inquiétantes. C’est la partie accusée de vol qui a bénéficié des faveurs du greffier. Comment et pourquoi ? Allez savoir. En effet, le greffier a intimé l’ordre avec l’appui des gendarmes envoyés sur place, à la partie demanderesse de l’action en justice, autrement dit à la victime, de déguerpir les lieux sous 72 heures. Bourama Traoré dont il s’agit est donc quel genre de greffier ? On lui a-t-il proposé des pots de vin dans cette jungle du Ouassoulou ? A voir …

Le greffier Bourama Traoré a commis dans cette affaire une grave erreur d’appréciation à l’origine de la recrudescence des conflits. Il n’a pas veillé sur sa compétence afin d’alerter les autorités. Feu Kafougouna, paix à son âme, avait déclaré que la décision a été mal rendue dans le cadre du litige foncier entre Djilenfing et N’Zanina, que la procédure a été mal engagée et qu’il y a eu erreur de jugement. C’est pourquoi, il s’est rendu sur place pour marcher sur les milites géographiques données par Djilenfing.

En tant que premier contact du grand public, le greffier doit se mettre à équidistance des parties. Il doit faire preuve de patience, de discrétion, de diplomatie, de diligence. Pédagogue, le greffier doit faire preuve d’adaptation car c’est un gestionnaire humain. Mais le greffier de Yanfolila apparait comme un être arrogant, manipulateur, genre personnage m’as-tu vu, et mercantiliste. Si un greffier ne peut pas enregistrer correctement les demandes des plaignants et d’assembler les pièces, en informant également normalement les différentes parties, il aura failli à sa mission. Y a-t-il aujourd’hui nécessité de former les greffiers ? Les débats sont ouverts.

Issiaka Sidibé

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