Bréhima Sissoko, Président de l’Association Convergence Nationale pour le Développement (CONADE), en partenariat avec le Président Abdoulaye Ballo de l’Association Libre des Consommateurs Maliens (ALCOM) ont procédé à une grande campagne d’information et de sensibilisation de la population malienne sur la lutte contre le coronavirus par le lavage des mains avec du savon ou du gel hydro alcoolique. C’était samedi 21 mars 2020 à l’Hôpital Gabriel Touré.

Avec pour mots d’ordre : ‘’Appliquons les mesures gouvernementales ; Se laver les mains au savon ; Moins de rassemblement ; Utiliser les gels hydro alcoolique. L’Association Convergence Nationale pour le Développement (CONADE), à travers son Président M. Bréhima Sissoko, en synergie avec le Président M. Abdoulaye Ballo de l’Association Libre des Consommateurs (ALCOM) ont œuvré pour cette action citoyenne, d’une valeur de 3millions à l’endroit de la population bamakoise, afin de contribuer à la lutte contre le coronavirus, une pandémie selon l’OMS.

Pour le président de la CONADE, M. Bréhima Sissoko : « nous avons fait ce lancement devant le CHU-Gabriel Touré, pour se rappeler que derrière ces murs, il ya des malades qui souffrent, c’est une manière de démontrer que la santé n’a pas de prix, donc la meilleure façon de se mettre à l’abri de ce fléau, c’est l’utilisation des kits sanitaires (lavage des mains au savon et l’utilisation du gel hydro alcoolique) ».

Selon ses dires, cette initiative vient de la pandémie qui menace aujourd’hui le monde entier, particulièrement le Mali.

Il a indiqué que : « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de cas de Coranavirus confirmé au Mali, que nous allons attendre, nous emboitons sur les pas de nos autorités à travers la personnalité du Président de la République, qui a activé la sonnette d’alarme, par rapport aux mesures à prendre contre ce mal. Nous sommes là ce matin pour lancer une vaste campagne d’information et de sensibilisation, de nos concitoyens, par rapport à cette menace ».

Il dira que l’attente de leurs associations, ainsi que celles des associations partenaires de la Société civile sont entre autres que : « les populations maliennes s’acharnent sur la lutte de cette pandémie, qui est une menace réelle à prendre au sérieux, nous voulons que les Maliens puissent s’approprier de ce combat. Que chaque Malien de n’importe quel bord puisse faire de ce combat, le sien. Que les gens changent de comportement, qui est d’abord une première solution contre cette maladie : (se laver les mains une fois qu’on rentre de la ville ; pour ne pas contaminer la famille (un acte très simple, qui peut nous protéger, à la sortie des latrines, et surtout l’utilisation du gel hydro alcoolique) ».

À l’en croire, les plus autorités ont décrété une durée de trois semaines pour observer : « nous pensons que notre campagne va  couvrir ce temps imparti, et pour que ça aille au de là, parce que nous avons commencé avec nos propres moyens, nous avons sollicité  l’aide de l’État et des partenaires pour nous accompagnés par rapport à cette sensibilisation, s’il arrive que nous arrivions à avoir cette aide, nous allons continuer la sensibilisation surtout que nous sommes à l’orée des élections législatives. »

Il a poursuivi que pour cela : « nous avons souhaité que chaque centre d’élection soit menu d’un kit sanitaire avec une équipe de deux personnes pour amener les uns et les autres au lavage des mains. »

Vu que les autorités ont interdit les attroupements, c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas fait de cérémonial juste une dizaine de journalistes, avec les organisateurs, afin d’inviter les citoyens

Il a précisé qu’ils ont une équipe de 2 personnes qui vont occuper les grandes artères et les lieux publics et, seront dotées selon nos moyens en kits sanitaires, installé une barrique avec son support, et muni d’un savon pour que les passants lavent leurs mains au savon. Ce geste ne suffit pas, mais juste un début, aussi une manière de donner un exemple pour accompagner la décision salutaire du Président de la République.

« Notre activité, c’est aussi d’apporter une précision à l’endroit des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, qui font croire que cette maladie est une invention des blancs, ou d’autres qui disent qu’il suffit de boire une confection pour que ça passe ; c’est de l’intoxication. Aussi, certains tradithérapeutes profitent de cette maladie pour s’enrichir. Le meilleur médicament, reste de se laver les mains ou d’utiliser les gels hydro alcooliques » a-t-il laissé entendre.

Il a demandé aux uns et aux autres de prendre en considération ces messages d’interpellations et d’appropriation sur cette pandémie, une manière de donner un exemple pour accompagner la décision salutaire du Président de la République.

Ensuite, il a interpellé le Gouvernement sur la surenchère des commerçants : « nous avons remarqué que le prix des kits sanitaires a galopé, et puis le gel hydro alcoolique est devenu introuvable dans les marchés. Il faut que l’Etat dote suffisamment le marché malien en gel hydro alcoolique, et que le prix soit abordable à tous les ménages, l’un des combats de l’ALCOM ».

Pour sa part M. Abdoulaye Ballo, Président de l’Association Libre des Consommateurs Maliens (ALCOM), a insisté à alerter la vigilance des dirigeants maliens, sur l’exportation des produits CASS, surtout les matelas et les friperies, qui viennent de l’extérieur, même après la pandémie.

« Aux sœurs de ne pas utiliser les ustensiles de cuisine sans les laver proprement. Et que même les souris sont vectrices de la maladie, ainsi que les chauves-souris, qui font le tour du monde », a-t-il martelé.

Il a invité tous les consommateurs maliens à prendre au sérieux les mesures indiquées contre cette pandémie : « ne pas la mettre à l’angle des blancs, des politiciens, ni des religieux, l’État est en train de fournir de gros efforts, pour que le Mali n’enregistre aucun cas de cette pandémie, il n’a pas de remède pour l’instant », a-t-il souligné.

Il a salué le Président IBK d’avoir pensé à la santé des consommateurs maliens avec les six milliards  trois cents millions débloqués, par apport à la santé des Maliens sont très peu. Il a expliqué qu’après les 3 semaines, s’il donne une autre alerte, elle sera respectée, afin de lutter contre cette pandémie qui ne fait que ravager le monde entier, comme le cas de la Chine, de l’Italie, la France, etc.

« Non à cette pandémie au coronavirus au Mali, nous le combattons et le combattrons, pour que les Maliens ne le vivent pas, avec le respect des conditions sanitaires indiquées ».

Aïssétou Cissé

Source: lecombat