Mali : Formation des Magistrats et des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers

L’Institut National de Formation Judicaire Me Demba Diallo a servi de cadre, le mardi 06 Avril 2021, pour la cérémonie d’ouverture de la Session de Formation à l’intention des Magistrats et des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers du Mali

Placée sous la présidence du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des sceaux Monsieur Mohamed Sidda DICKO, cette formation, cinquième du genre, a également enregistré la présence notable du Premier président de la Cour d’appel de Bamako, du Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako, de Monsieur Checknè Detteba KAMISSOKO, ancien Garde des Sceaux, formateur de la session, des chefs de juridiction et de parquet, du Président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (APBEF),  des chefs des Services centraux et Assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme  et de plusieurs Experts Formateurs.

La complexité de certaines matières sur lesquelles les juges sont appelés à rendre leurs décisions, les garanties de sécurité juridique et judiciaire entrant dans la grille d’analyse des investisseurs, ainsi que les insuffisances de la formation universitaire et de la formation professionnelle initiale ne laissent guère le choix que d’aller vers le renforcement des capacités des personnels judiciaires à travers des formations leur donnant l’occasion de se confronter à d’autres compétences dans différents secteurs.

Le secteur des banques est, par excellence, l’un des secteurs à faire découvrir par les acteurs judiciaires, en raison de l’extrême technicité des questions qui y sont abordées, de la sensibilité du secteur et des caractères qui sont attachés à l’exercice de l’activité bancaire.

Dans son allocution le Garde des Sceaux a remercié le Président de l’APBEF et toute son équipe pour leur présence à leurs côtés, créant ainsi une synergie entre les professionnels du Droit et les professionnels des Banques et Etablissements financiers de notre pays.

Il dit avoir entendu le cri de détresse de certains de nos concitoyens qui, dans leur majorité, dressent un tableau très sombre de notre justice à cause des comportements de certains acteurs.

« Je suis souvent interpelé, en ma qualité de ministre en charge de la Justice, sur les lourdes condamnations judiciaires, dont font l’objet les établissements financiers, et qui suscitent des interrogations quant à la maitrise, par les acteurs judiciaires, de certains instruments juridiques applicables au secteur bancaire. » poursuit -il. C’est pourquoi, le ministre de la justice insiste que son Département, contribuant à la politique de l’Etat pour l’amélioration du climat des affaires, a accueilli favorablement cette belle initiative de l’ABPEF qui consiste à nouer un partenariat dynamique avec l’INFJ en vue de renforcer les capacités des acteurs à travers des formations croisées.

Cette formation, que l’APBEF a bien voulu financer, est en phase avec les nouvelles orientations de l’INFJ, faisant en sorte que les magistrats en charge des matières spécifiques, notamment ceux qui sont dans les juridictions spécialisées, puissent recevoir les formations supplémentaires dont ils ont besoin pour être à la hauteur des enjeux.

Le ministre a aussi rappeler que la formation a été inscrite en bonne place dans le plan d’actions du Département pour la période de la Transition.

Pour le ministre Dicko, la formation, le contrôle et la bonne distribution de la justice sont, sans doute, des leviers importants sur lesquels il convient de s’appuyer afin d’offrir à nos concitoyens une justice moderne, efficace et accessible.

Le département de la justice et des droits de l’homme veillera à maintenir ce cap, conformément aux priorités de la Transition, sous la conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement, et les orientations du Président de la Transition, Chef de l’Etat rassure le Garde des Sceaux.

Avec MJDJGS

Vous allez aimer lire ces articles

« Mon corps m’appartient » : la revendication de plus d’autonomie pour les femmes

CENTRE : L’armée reste présente à Farabougou

Graves accusations de l’ONG Human Rights Watch sur les tueries survenues dans la région de Mopti: « L’armée malienne mise en cause dans la mort de 34 civils au centre du pays… »

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct