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Manifs sur l’état désastreux des infrastructures : Albachar le printemps routier à Gao!

Le risque est grand, les attentes sont énormes et les promesses ne doivent pas être de nouveaux combustibles. A Tombouctou, les imams sont désavoués, les faux représentants de ressortissants à Bamako ne sont plus écoutés, la nouvelle génération semble s’être affranchie des théories coutumières qui ont longtemps servi de bouclier contre tout esprit de révolte.

A Gao, il faut être du milieu, connaitre la psychologie des jeunes mais aussi leurs réseaux et leurs intentions en temps réel. Dans les échanges avec la délégation gouvernementale, la tension était montée d’un cran. Les forces de sécurité avaient certes la maitrise du terrain, mais à l’intérieur, c’était une rébellion qu’on sentait dans les coulisses. Il y avait des rôles que ne devaient pas et ne pouvaient pas jouer les ministres de la République.

Mais le Directeur du FAFPAMohamed Albachar Touré, originaire de la cité des Askia, qui avait été rappelé directement de l’étranger où il tenait un panel, a retroussé ses manches aux cotés des ministres et de leurs collaborateurs pour apaiser une situation explosive. Les raisons sont simples à comprendre d’après nos constats. D’abord Mohamed Albachar Touré, le DG du FAFPA est un fils de la région. Une bonne partie de cette jeunesse semble lui faire allégeance. Cela ne les a pas empêchés de revendiquer. Une jeune dame qui s’emportait tout près de nous était même venue nous confier : « si nous ne trouvons pas de solutions, personne ne retourne à Bamako jusqu’à l’arrivée du Premier Ministre. Nous sommes fatigués ! Nous allons vous prendre en otages. 

Supplications, coups de téléphones, explications, l’homme (Albachar) aura tout mis dans la balance de la discussion. En salle, dans les coulisses et même en ville, ce DG a le mérite d’avoir débloqué une bonne partie des obstacles posés par des jeunes déchainés. S’il y a des engagements que les ministres ne peuvent pas prendre, il y a aussi des méthodes et des interventions qu’ils ne doivent pas appliquer. Albachar, que nous avons suivi discrètement, a aidé à convaincre et à manager des jeunes qui voulaient mettre la barre plus haut et camper sur des positions qui allaient se durcir et faire échouer l’esprit de dialogue.

Source: Le Figaro du Mali

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