MENSONGE, CALOMNIE, DIFFAMATION : LE SYNDICAT DE L’API-MALI SUR LA SELLETTE

Apropos de l’acharnement du Comité Syndical de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali contre la bonne gouvernance et la transparence au sein de cette structure, nous avons mené une investigation sur les différents points de revendication sur la table du Gouvernement qui prouvent que les membres de ce Syndicat sont des plaisantins. Ces vautours qui ne défendent que leurs propres intérêts menacent d’observer une grève illimitée à partir du 08 mars 2021. Ce syndicat est piloté par un certain Nambilaye Daouda Sangaré.

Application immédiate des augmentations de salaire

 Selon nos investigations, à propos de l’augmentation des salaires, la Direction n’a pas été saisie officiellement. Après le Conseil d’Administration, quelques membres du syndicat sont passés à la  Direction avec un document en main pour dire qu’ils venaient de découvrir que l’UNTM et le Gouvernement avaient signé en 2014 un accord qui octroyait une augmentation de salaire allant jusqu’à 20% et qu’ils estimaient que les travailleurs de l’API-Mali devaient en bénéficier   parce que d’autres Etablissements Publics à Caractère Administratif (EPA) en ont bénéficié. A propos de l’augmentation du salaire indiciaire, les travailleurs de l’API-Mali en ont bénéficié  . En ce qui concerne l’application de l’augmentation des salaires dans les EPA, il est clairement dit que le Gouvernement va encourager les EPA à appliquer cet accord sous réserve qu’il en ait les moyens. A la surprise générale, cela fait partie des points de revendications du Syndicat, alors que la Direction n’a pas été saisie officiellement, elle n’a ni dit oui, ni dit non.

Annulation du règlement intérieur

Il nous revient que la procédure pour adopter un règlement intérieur est très claire dans les textes. La première chose est  que le règlement intérieur est une obligation pour toute entreprise à partir de 10 salariés. API-Mali est dotée d’un règlement intérieur qui date de 2012 ou 2013. Depuis 2015, la structure est dans un processus de restructuration. Beaucoup de choses ont changé dans la façon de travailler, de gérer. Ils sont arrivés à un moment où l’ancien règlement intérieur avait besoin d’être amélioré. Ce travail a été fait. Les textes disent que le projet doit être partagé avec le délégué du personnel. Il a été envoyé au représentant du personnel qui, à travers un courrier, a précisé qu’il n’a pas vu d’innovation majeure et qu’il estime que l’ancien règlement était bon. Bien  qu’il n’avait pas d’observation, conformément à la loi, la Direction a jugé opportun de relire le document.  C’est ainsi que ledit document et la lettre du délégué du personnel ont été transmis à l’Inspection du Travail. En retour le projet de règlement intérieur a été validé, cacheté et affiché.

Si le syndicat dit qu’il devait signer ce règlement, conformément à la loi, ni le syndicat, le délégué du personnel, n’est signataire. S’il révèle qu’il a l’habitude de signer, les spécialistes confirment que cela était contraire à la loi. S’il n’est pas d’accord, il y a des moyens administratifs  pour attaquer le document. Cela permettra un arbitrage à un autre niveau.

Prise en charge des observations du syndicat sur le projet d’accord d‘établissement

L’accord d‘établissement étant un document consensuel entre deux parties, suite à la restructuration, la Direction a engagé une procédure de relecture afin de prendre en compte les changements intervenus au sein de la structure depuis quelques années. Ce document a été partagé plusieurs fois avec le syndicat qui, cette fois-ci, est signataire. Chaque fois le syndicat a formulé de  nouvelles recommandations. Celles qui sont conformes à la loi ont été prises en compte. Celles qui ne sont pas conformes à la loi ont été rejetées. Par exemple le syndicat demande d’instituer qu’il ne soit pas possible d’affecter un membre du bureau syndical pendant l’exercice de son mandat en dehors de Bamako. La loi protège les syndicalistes, comme aucun Directeur ne peut utiliser un argument pour affecter un syndicat à cause de ses activités syndicales. Si un Directeur le fait, l’Inspection du Travail annule sa décision.

A API-Mali il y a une cinquantaine de personnes dont une vingtaine de syndicalistes. Il y a quatre ou cinq ans, il n’y avait que l’Agence de Bamako, aujourd’hui il y a quatre antennes régionales. Ce sont les agents qui ont l’expérience qui ont été envoyés dans ces antennes, ils ont même eu des promotions, qu’ils soient syndicalistes ou pas.

La réalité est qu’ils demandent d’instaurer des avantages dont la Direction n’a pas les moyens financiers.

Respect strict de la liberté syndicale à API-Mali par le Directeur

Il ressort de nos investigations qu’en déficit d’argument, le syndicat  rentre dans la diffamation et la calomnie. Tout ce qui est demandé, c’est de respecter les règles. Depuis quelques jours, il y a des affichages anarchiques, des dégagements vis-à-vis des usagers alors qu’il y a un règlement qui dit que lorsque  vous voulez afficher quelque chose, il y a un tableau d’affichage à la portée de tout le monde à API-Mali et il y a un service responsable qui s’occupe de ça. Les syndicalistes sont en train de détruire l’image de l’API-Mali sur des fausses informations.

Audit des salaires et accessoires du personnel

L’audit des salaires a été fait, c’est ce qui a permis d’avoir la réalité des choses. Des gens étaient payés gracieusement, alors qu’ils n’en occupaient pas les fonctions et ils n’avaient pas le mérite. Certains étaient mieux payés que leurs supérieurs hiérarchiques. Il y a eu de l’ordre dans tout ça. Il n’y a pas eu de baisse de salaire. Pour préserver l’intérêt des travailleurs, une grille de salaire a été validée par le Conseil d’Administration, le ministre des Finances, qui est aujourd’hui appliquée. Le problème est que le Syndicat est contre l’instauration de la bonne gouvernance. API-Mali traine des ardoises de près de 02 Milliards de FCFA, suite à une mauvaise gouvernance depuis longtemps. Elle doit presqu’un Milliard aux Impôts et à l’INPS.  Aujourd’hui la préoccupation est de régulariser ces situations, pour que les travailleurs puissent bénéficier  de leurs retraites. C’est ce qui doit être la priorité et non des augmentations de salaire ou du treizième  mois dont la Direction n’a pas les moyens aujourd’hui.

Tougouna A. TRAORE

NOUVEL HORIZON

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