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MICRO-TROTTOIR : Les Bamakois exigent un consensus entre l’Etat et les opérateurs gaziers

Le manque de gaz butane sur le marché impacte négativement sur le train de vie des ménages. Selon certains habitants de la capitale, il est important que l’Etat et les opérateurs gaziers trouvent rapidement une solution à la crise.

Habibatou Oueloguem (étudiante à la Faculté de médecine) :

« Il faut une solution au plus vite. Dans notre quartier à Point G, il fait très froid. Je ne peux pas allumer du charbon ou du bois, puisque je vis au campus. Je vis mal cette pénurie. Je suis allée en cours sans avoir pris un bain le jour même de la rentrée. Je ne pouvais pas prendre mon bain avec de l’eau froide. Avec la fraicheur du point G, je ne prends pas de risque ».

Ali Coulibaly (vendeur d’omelette):

« Cette pénurie me coûte ma clientèle. Avec le gaz je pouvais servir plusieurs clients en un temps record, mais avec le charbon c’est différent. J’aurai préféré la hausse de prix plutôt que ce manque, qui n’est pas bon pour mon commerce ».

Mme Sylla Aminata Diarra (ménagère) :

« Cette situation me met hors de moi. Je prépare le repas avant d’aller à mon travail. Avec ce manque de gaz, je suis obligée de me tourner vers le charbon. Les vendeurs de charbon se frottent les mains maintenant. Le prix d’un sac a pris l’ascenseur. Un sac de charbon est maintenant à 6 000 F CFA. C’est de mal en pire. Le frais de condiments n’est pas suffisant. Je suis contrainte de faire preuve d’économie avec le peu de gaz qui me reste ».

Moulaye Koné (chef de famille) :

« La hausse du prix fait mal au moment de recharger. J’ai rechargé les deux bonbonnes de gaz de ma famille et ça m’a coûté 20 000 F CFA, soit 10 000 F CFA par bouteille. Il est temps que l’Etat revoit ce problème. S’il faut que la population soit confrontée à des crises de ce genre, ce n’est pas chose aisée. Tantôt c’est la grève des sociétés de gaz, tantôt la hausse de prix et le manque. Quand est-ce que nous aurons notre propre usine de gaz butane ? Il faut une solution durable ».

Alimata Coulibaly (ménagère) :

« J’ai toujours fait ma cuisine avec le charbon, donc la hausse du prix de gaz ne me pose pas de problème vu que je ne l’utilise pas. Contrairement à ceux du charbon qui est devenu cher suite à la rareté du gaz ».

Propos recueillis par

Oumou Fofana

Mali Tribune

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