Selon certains Bamakois, la fête du 31 décembre n’est pas mauvaise. Mais, les « fêtards » doivent fêter avec prudence et modération.

 

Amadou Diarra (enseignant) :

« Le 31 se fête au Mali il y a des années. Mais voyant la situation actuelle du pays, on ne devrait pas le fêter. Ce n’est pas une bonne image.  Cette fête ne relève pas de notre coutume et elle est devenue l’occasion pour les jeunes de voler  pour bien fêter. Le temps est très dur en plus de la situation du Nord. C’est le moment idéal pour saluer et honorer la mémoire de tous nos disparus. Nous devons être solidaires avec l’Armée et penser aux morts. Certes on peut fêter chez soi, en communion, mais pas en grande pompe comme on le voit souvent ».

Setigui Sidibé (maçon) : 

« Actuellement, j’ai 61 ans. Je suis désolé de voir comment on fête le 31 décembre aujourd’hui. Il y a un désordre. Malgré la crise, la guerre au Nord et les problèmes politiques, on ne pense qu’à la fête. Au temps de Modibo Keita et Moussa Traoré, l’autorité était respectée. Nous devons revenir à cela pour mieux encadrer les fêtes et soutenir notre pays ».

Demba dite Batoma Traoré (étudiante):

« Les gens peuvent fêter en leur manière sans dégâts, sans conséquences néfastes, ni violence et faire ça dans le calme total. Que les parents laissent les jeunes fêter comme ils veulent ».

Alhassane Niang (Maître coranique) :

« Je n’aime pas la manière dont les gens célèbrent le 31 au Mali. S’il s’agissait de préparer et de bien manger en famille avec les parents pour consolider la fraternité et remercier Dieu, cela est une très bonne chose. On peut aussi se réjouir en évitant toutes les interdictions telles que les pétards, la cascade des motos, l’alcoolisme, etc. ».

Barou Coulibaly (mécanicien) :

« La fête de fin d’année n’est qu’une manifestation de joie pour montrer le début d’une nouvelle année. Certains y voient les bêtises qui se produisent et pensent que c’est interdit. Chacun a sa manière de percevoir cette fête. Seuls les parents peuvent guider les enfants ».

Propos recueillis par

Hamadoun Touré (Stagiaire)

Mali Tribune