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Monitoring et contrôle des médias : L’expertise de la HAC séduit le Burkina Faso

La délégation du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso qui séjourne dans notre pays, a visité, hier, le Centre de monitoring et de contrôle des médias de la Haute autorité de la communication (HAC). Objectif : s’inspirer de l’expérience malienne en la matière. à titre de rappel, ce centre, fruit de la coopération entre la HAC et la Haute autorité de la communication audiovisuelle du Maroc (Haca), a été inauguré le 15 janvier dernier.


Il est équipé d’outils informatisés dont la HAC s’est dotée pour plus d’efficacité dans sa mission de régulation et d’appui à la professionnalisation des médias. Ainsi, la première étape de cette visite a mené la délégation burkinabè, conduite par Mme Séraphine Eugénie Yameogo née Ouattara, à la salle technique. Celle-ci contient tout un arsenal de matériels pour la réception des programmes des services audiovisuels qui y sont enregistrés, stockés puis archivés. Différents types d’antennes sont installés sur le toit de l’immeuble pour la réception des signaux des services audiovisuels.

Il ressort des explications du chef du centre, Niaza Coulibaly, qu’à ce jour, il enregistre 24 h sur 24, trente-six radios (dont quatre étrangères) et 24 télévisions, toutes situées pour le moment dans le district de Bamako. Selon lui, le centre est doté aussi d’une salle de suivi et de contrôle des programmes de tous les organes audiovisuels. Les programmes sont enregistrés et stockés dans la salle technique. Aussi, huit ordinateurs permettent aux moniteurs d’accéder en direct ou en différé à tous ces programmes. En la matière, le mode de fonctionnement a été expliqué à la délégation venue du Pays des hommes intègres.
Le centre de monitoring et de contrôle des médias de la HAC possède un système « HMS » qui fonctionne sur deux modules. Il s’agit du HMS médiatique, qui permet l’exploitation en direct ou en différé des contenus audiovisuels, notamment les programmes enregistrés dans ou par la salle technique. Il permet aussi de retrouver rapidement pour des besoins de saisine ou d’auto saisine un programme ou une séquence d’un programme, en indiquant la date et l’heure de diffusion, avec la possibilité de l’exporter pour d’autres utilisations, a expliqué le chef du centre.

Quant au module, HMS pluralisme, il permet de garantir l’expression pluraliste dans les médias audiovisuels en période normale ou électorale, et le comptage et le relevé des temps de parole des personnalités politiques et syndicales. Ce module est aussi un moyen de vérification automatique du respect du temps de parole ou d’antenne, sur la base des règles édictées par l’instance de régulation. « Ce centre est un instrument à la disposition de la Haute autorité de la communication du Mali, lui permettant désormais d’asseoir ses décisions de rappel à l’ordre, sur des bases concrètes sinon objectives », a insisté Niaza Coulibaly
à la fin de la visite, la cheffe de la délégation burkinabé a souligné que le Centre de monitoring de la HAC est un outil malléable dont on peut s’approprier pour en faire ce que qu’on veut. Mme Seraphine Eugénie Yameogo née Ouattara a ajouté qu’il appartiendra à son institution de faire le paramétrage pour qu’il puisse répondre aux aspirations que le Conseil supérieur de la communication de son pays s’est fixé. Il s’agit, en matière de pluralisme, de permettre l’expression plurielle des opinions sur les médias au Burkina-Faso. « C’est un outil qu’on peut véritablement utilisé pour atteindre les objectifs que la loi nous fixe, et ceux assigné à notre institution », a-t-elle affirmé. Ajoutant que le système que son institution utilise n’est pas aussi performent que le système Haca médiation solutions utilisé par le Mali. « L’outil dont nous disposons ne permet pas de faire notre travail de régulation comme il se doit. Donc, on est obligé de faire la régulation sélective, de choisir un très peu nombre de médias à surveiller, alors qu’avec le HMS, nous pouvons avoir la latitude de surveiller, d’accompagner tous les médias que nous allons choisir », a noté le magistrat de formation. Ajoutant qu’elle est aussi intéressée par les initiatives propres développées par la HAC pour rendre plus facile le suivi de certaines données.

Baaba B.
COULIBALY

Source: L’Essor-Mali

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