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Présidentielle 2018: Quel est le rôle des médias dans le processus électoral?

«Rôle des médias dans le processus électoral». C’est le thème d’un débat organisé, ce mercredi, par la Maison de presse en partenariat avec Studio Tamani. Le débat était animé par Kolsia N’garssou, Africable. Face à lui, ChahanaTakiou, patron de presse, Abdrahamane Keita, directeur de publication, Issa Fakaba Sissoko, rédacteur en Chef de Studio Tamani et Oumar Sidibé, journaliste à Renouveau TV.

Pour l’élection présidentielle de juillet prochain, la presse doit jouer un rôle important avant, pendant et après le processus électoral. La Maison de la presse en partenariat avec Studio Tamani prévoitdéjà une série de débats. D’abord, des débats entre candidats, puis des débats où le candidat est face aux journalistes, puis. Sur le thème du jour, les débateurs sont unanimes que le respect des règles d’éthique et déontologiques doit être de mise en période électorale.

La période de bonne affaire

Selon ChahanaTakiou, quand la presse s’assume, elle peut jouer un rôle de catalyseur. Mais pour bien remplir ce rôle, les journalistes doivent s’imprégner des textes législatifs et réglementaires sur les élections, car pour informer il faut être informé soi-même. Pour Oumar Sidibé du renouveau TV, le rôle de la presse pour la réussite de l’élection présidentielle, c’est surtout contenir les propos de haine pour une après-élection apaisée. Les élections, regrette-t-il, ne doivent être perçues comme une période de bonne affaire par les patrons de presse imposant aux journalistes d’écrire pour tel ou tel candidat avec qui, ils ont signé un contrat.

Aussi pour que les journalistes face réellement ce qu’on attend d’eux, indique Oumar Sidibé, il faut qu’il ne soit pas maintenu dans une situation de précarité comme c’est le cas dans plusieurs rédactions aujourd’hui. Abderrahmane Keita n’est pas tout à fait d’accord cette dernière affirmation. Pour le patron de presse, même dans les conditions idoines certains journalistes aussi passent des contrats avec des candidats pour la couverture médiatique sans informer la rédaction. Pour Abderrahmane Keita, si les politiques se tournent vers les médias privés en période électorale, c’est parce que les médias d’Etat ont failli à leur devoir partialité.

Issa FakabaSissoko, rédacteur en chef de Studio Tamani estime que le journaliste est moteur d’équilibre social  en période électorale. Il s’agit de donner l’information factuelle sans parti pris. C’est dans ce cadre, explique-t-il,que Studio Tamani et la Maison de la presseoffriront aux candidats le même temps de parole. Et tous les candidats seront invités aux débats sauf ceux qui refuseront de venir. «Je crois que vous en connaissez déjà qui ne viendront pas»,  rigole pour terminer le rédacteur en chef de Studio Tamani.

 

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