Les 7 et 8 août 2019, la Section des Affaires judiciaires et pénitentiaires (SAJP) de la MINUSMA et la Direction Nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée (DNAPES), ont conjointement organisé à Bamako, un atelier. Celui-ci visait à élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre, dans le milieu pénitentiaire, de la politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et son Plan d’action.

40 personnes ont participé à cette rencontre. Parmi elles, des agents de la DNAPES, des représentants du Ministère des Affaires religieuses et du culte, des Directeurs d’établissements pénitentiaires du nord et du centre du Mali, de Bamako et de Koulikoro, des agents de surveillance, des leaders religieux, des membres des Forces de défense et de sécurité, ainsi que des représentants de la société civile et des jeunes.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du Ministre de la Justice a félicité la SAJP/MINUSMA pour toutes les actions menées pour améliorer les conditions de travail des agents mais aussi celles de détention dans les prisons. Il a indiqué par ailleurs que la lutte contre le terrorisme est un combat multiforme dont cet atelier constitue une facette. Selon lui, « la politique nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme a besoin de programmation dans tous les domaines. Cet atelier permettra de donner au gouvernement une feuille de route pour l’application de la politique nationale dans les prisons ». S’interrogeant sur « ce que deviendraient les prisons sans l’appui de la MINUSMA, » le Directeur de la DNAPES, a loué le partenariat qui lie son service à la SAJP/MINUSMA.

Pour sa part, le Chef de la SAJP a félicité les participants et expliqué le mandat de sa section en mettant l’accent sur le suivi des résultats de l’atelierIl a en outre réaffirmé l’engagement de la MINUSMA à soutenir le gouvernement dans sa lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il a notamment évoqué le projet de construction, d’un quartier de sécurité renforcée doté d’un programme d’activités sociétales où seront orientés les détenus en lien avec le terrorisme. En cours d’exécution, ce projet est financé par le Fonds fiduciaire des Nations-Unies, en soutien à la paix.

Encore récemment, le Conseil de sécurité des Nations unies à travers la déclaration de sa présidente sur l’UNOWAS le 7 août 2019 a souligné « […] qu’il convient de se doter de cadres juridiques et de stratégies visant à remédier aux problèmes posés par l’accroissement du nombre de personnes associées à des groupes extrémistes violents et terroristes qui sont placées en détention ». Ce rappel interpelle sur la nécessité d’appuyer avec force la prise en charge efficiente des détenus suspectés et condamnés pour des infractions, en lien avec le terrorisme et également des détenus susceptibles d’être radicalisés ou influencés.

Des présentations ont été faites par des spécialistes de la MINUSMA et du bureau régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar ainsi que des représentants du Ministère de la Justice et du Ministère des Affaires religieuses et du culte.

À l’issue des travaux, un comité restreint composé de la MINUSMA, de l’ONUDC et de la DNAPES a été mis en place, afin de finaliser la feuille de route élaborée au cours de l’atelier, pour la mise en œuvre effective de la politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et son plan d’actions dans le cadre des établissements pénitentiaires du Mali.

SourceMinusma