Propos tendancieux sur « une possibilité de l’application de la charia au Mali » Des chrétiens invitent le rappel du ministre du Culte à l’ordre constitutionnel

Depuis plusieurs jours, circulent des vidéos du ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné, relatant une comme l’a prôné récemment l’imam Mahi Ouattara, écouté puis relâché, le lundi dernier, par le Procureur de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré.

 

Face à cette sortie du ministre Koné, les protestations fusent de partout. Le Collectif des intellectuels chrétiens pour la cohésion sociale et la bonne gouvernance a fait état de son indignation dans un communiqué.

Dans ledit communiqué, en date du 7 août dernier, le Collectif renvoie le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes au respect de la Constitution qui prône la laïcité.

Ces propos du ministre sur « une possibilité de l’application de la charia » au Mali ont été tenus à la faveur de la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’échange sur la situation sociopolitique et religieuse du Mali, organisé par le Haut conseil islamique du Mali.

Selon le Collectif, « dans ladite vidéo », le ministre laisse entrevoir grâce à un système de lobbying, entre autres, la possibilité de l’application de la charia au Mali ; l’annulation de tout projet de loi n’étant pas en conformité avec les principes de l’Islam, et plus loin, le ministre affirme que le Mali est « une République islamique ».

Ces propos du ministre n’étaient-ils pas un lapsus, puisque depuis belle lurette, l’on pense tout bas que le Mali est une « République islamique » à cause de la structure de sa population dont 99% se réclament de la religion du prophète Muhammad (PSL) ?

Le ministre Koné ne s’est-il pas basé sur ses propos légendaires ? En tout cas, depuis sa sortie, il ne ménage aucun effort pour rectifier le tir étant convaincu d’avoir commis une erreur. Malgré tout, la communauté chrétienne ne décolère. Sur les réseaux sociaux, certains invitent le ministre Koné à présenter des excuses à cette communauté, même si aucun communiqué n’a été fait dans ce sens par la communauté.

Pour les cadres chrétiens du Mali du Collectif des intellectuels chrétiens pour la cohésion sociale, la bonne gouvernance et la paix, attaché aux valeurs républicaines, « le ministre est sorti de ses prérogatives en tant que représentant légal de l’Etat à ladite cérémonie ».

Par conséquent, il condamne la violation flagrante de l’un des principes fondamentaux de la Constitution de la République du Mali plus précisément son article 25 qui stipule :

« Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale ».

« A cet effet, nous voudrions transmettre aux autorités politiques, religieuses et morales et à l’opinion nationale toute notre consternation et signifier à tous combien nous tenons au caractère laïc de notre République et que nous sommes déterminés à ce qu’elle soit préservée. Enfin, nous invitons le gouvernement de Transition à prendre les dispositions nécessaires afin de rappeler le ministre à l’ordre constitutionnel et au respect de ses prérogatives et de veiller à ce que désormais cela ne se reproduise », martèle-t-il.

Lire suite sur L’Indicateur Du Renouveau

Vous allez aimer lire ces articles

Bakary Togola est ses coaccusés acquittés

Transition : l’imam Dicko invite les autorités à ne pas « commettre les erreurs du passé »

Bakary Togola acquitté ce lundi faute de preuves

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct