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Ramadan 2018: l’importance de la zakat el fîtr

Cet article revient sur la Zakat el Fîtr, ou zakat de rupture de jeûne est un élément « presqu’obligatoire » pour le musulman pendant le mois de jeûne.

Selon l’imam Ismaël Tiendrébéogo que nous avons interrogé, Dieu dit dans le Coran que nous sommes des êtres faibles. De la sorte, Il sait que nous ne pouvons pas éviter tous les péchés. Or certains péchés peuvent jouer sur la qualité de notre jeûne. Donc Dieu nous tend encore la main pour nous permettre de purifier notre jeûne. C’est dans ce sens qu’existe presqu’obligatoirement  la Zakat el Fîtr ou zakat de rupture du jeûne.

Au temps du Prophète, cette zakat était due pour tous les membres d’une famille donnée, sans oublier toutes les personnes sous notre responsabilité que ce soit les servantes ou autres. La mesure c’est deux fois le contenu des deux paumes jointes. Mais dans les mosquées la communauté détermine des mesures pour cela. Le Prophète a fait savoir que le sens c’est d’offrir à manger à ceux qui sont dans le besoin pour qu’ils n’aient pas à tendre la main le jour de la fête. Le deuxième objectif de la zakat el fîtr, c’est de purifier le jeûne.

Et à en croire l’imam Alidou Ilboudo, la zakat el fitr est payable ( il est possible et permis) dès le premier jour du jeûne. Elle devient recommandée deux à trois jours avant la fête et exigible le jour de la fête avant la prière.
La zakat el fitr est exigée de toute personne musulmane ayant vécu un jour de Ramadan, comme le bébé qui nait le dernier jour avant la naissance du croissant. De même, on prélève pour celui qui meurt le premier jour de ramadan ou durant le mois. Le chef de famille prélève pour chaque membre musulman jusqu’au domestique qui travaille avec lui.
La zakat el fitr est remise prioritairement aux pauvres et au miséreux, c’est à dire les deux premiers bénéficiaires de la zakat obligatoire cités dans le coran.
La zakat el fitr est distribuée prioritairement dans le voisinage, puis le quartier ainsi de suite. Il n’est pas souhaitable de la déplacer dans une autre localité, ville ou pays à moins qu’il n’y ait pas de bénéficiaires dans les environs. C’est une aumône ponctuelle et de proximité. C’est pourquoi on la rassemblait dans les mosquées pour être distribuée dans le voisinage immédiat.

Par Boureima DEMBELE

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