Relance du chemin de fer : L’administration de la Sopafer est-elle le problème?

 Annoncée dans le Plan d’action du premier ministre, Moctar Ouane, comme l’un des axes prioritaires du gouvernement de la transition et fortement réclamée par la jeunesse de Kayes réunie au sein de «la Plateforme des associations de la jeunesse de Kayes », lors de l’inauguration du 2ème pont de Kayes, la relance du chemin de fer risque de ne pas voir le jour.

 

Malgré l’assurance du ministre Makan Fily Dabo « le problème du train au Mali sera bientôt un mauvais souvenir » qui a engagé au passage son département à mettre en œuvre le plan d’urgence de relance du chemin de fer Bamako-Kayes afin de redonner espoir aux riverains et usagers des rails. « La relance du trafic ferroviaire contribuera également entre autres à promouvoir l’économie locale, réduire la paupérisation,  renforcer le ciment sociétal et surtout à prolonger la durée de vie des routes maliennes », a-t-il ajouté sans donner les précisions de son plan de relance.

A la date d’aujourd’hui, aucun appel d’offre digne de ce nom n’a été lancé après la rupture du contrat d’acquisition des 4 locomotives liant l’Etat malien à l’opérateur économique Roi 1212.

Mais si le fond du problème, du moins le principal, était l’administration de la société des patrimoines du chemin de fer, qui depuis le déclenchement de la crise n’a posé aucun acte pouvant aboutir aux sifflements du train voyageur. En effet, elle n’a fait que repeindre les gares ferroviaires et lancer la libération de l’emprise du chemin. Et pour berner les cheminots comme l’avait fait en son temps, l’ex-ministre des transports Baba Moulaye.

C’est en tout état de cause ce qu’à penser les populations de Kayes. Et pour d’aucuns, ce bilan notoire résulte du fait que l’administration de la Sopafer est pilotée par des financiers en lieu et place de ferroviaires. En effet, selon nos sources, le DG et le DGA de cette société essentielle pour la survie du chemin de fer sont tous financiers.

Conséquences, depuis leur avènement à la tête de la Sopafer, il semble qu’ils n’ont quitté Bamako que pour des missions à l’extérieur. Les cheminots de Kati, Kita et  Kayes n’ont jamais eu la chance de voir leur patron.

Nouhoum DICKO

Source : L’Alerte

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