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Respect des droits de l’homme : DES ETUDIANTS MIS A NIVEAU

« La protection des personnes privées de liberté dans le contexte africain/malien » était au cœur d’une conférence, organisée par l’université privée Ahmed Baba et l’organisation « Avocats sans frontières du Canada » jeudi dernier dans l’enceinte de l’université.

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Le principal conférencier, Eduard Delaplace, a insisté sur la nécessité de débattre d’un tel thème dans le milieu universitaire et pour la jeunesse. Pour lui, discuter d’un sujet se rapportant au respect des droits élémentaires de l’homme est utile pour la jeunesse malienne dans une perspective de lutte contre l’impunité et l’injustice. Il a brièvement expliqué les différents textes qui réglementent les droits privés de la personne humaine, tels que prévus par les conventions internationales élaborées au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Globalement, tous ces textes rejettent les privations de liberté de la personne humaine. Le spécialiste de « Avocats sans frontières » a déploré la technique de la torture que certains agents publics utilisent pour obtenir des informations « vitales ». Parlant de ces dysfonctionnements, le conférencier a expliqué que rien ne justifie un tel acte. Pour lui, la torture porte gravement atteinte à l’intégrité physique de la personne humaine, en la privant de ces droits les plus fondamentaux. Le conférencier principal avait auparavant détaillé les trois conditions à partir desquelles un cas de torture peut être juridiquement évalué. Il s’agit de l’instauration d’une peine aiguë (souffrance corporelle), d’un objectif préétabli mais surtout de l’implication d’un agent public (un policier par exemple). Certaines préoccupations ont été évoquées par des étudiants. Elles se rapportent principalement à l’usage d’interrogatoires « musclés » par les policiers pour faire avouer un suspect dans une enquête policière. Le recteur de l’université privée, Famagan-Oulé Konaté, s’est également réjoui du contexte. Selon lui, des débats du genre sont d’une importance capitale pour la jeunesse de notre pays. Dans le cadre des études universitaires, c’est un moyen efficace de combler certaines lacunes chez les étudiants de la filière concernée, donc de les préparer, à l’avance, au respect des droits humains les plus élémentaires dans notre pays. Mh.TRAORé

 

Source: essor

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