Du 24 au 30 mai, le ministère de l’Intégration Africaine et ses partenaires ont célébré à travers plusieurs activités la semaine de l’intégration africaine.

Formation des 50 femmes de la CAFO au CNDIFE sur les avancées et les insuffisances des textes et conventions de la CEDEAO, la montée du drapeau de la CEDEAO au siège de l’Organisation Panafricaine des Femmes (l’OPF), et la célébration du 40ème anniversaire du protocole sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO à l’Hôtel Sheraton. C’était là, les activités phares de cette semaine.

En effet, les conférences débats ont porté sur  les thématiques suivantes : «vision 2020 de la CEDEAO : réussir la transition de la CEDEAO des Etats à la CEDEAO des peuples », « Etat des lieux de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEDEAO » et « l’espace d’information et de communication avec les femmes leaders sur les avancées et les insuffisances des textes et conventions de la CEDEAO ».

La montée du drapeau au Bosquet de l’Intégration Africaine

Selon le ministre Baber Gano, cette initiative de la montée du drapeau  a tout son sens, car elle célèbre la femme  africaine, pour son émancipation  qui a été voulue par les dirigeants. L’organisation panafricaine des femmes, dit-il, est un exemple cité en Afrique. Au motif, poursuit le ministre Gano, qu’elle est très dynamique et encadre les femmes déplacées.

Avant de terminer, il a félicité la directrice de l’OPF pour son combat et son dynamisme pour l’émancipation et surtout l’intégration des femmes africaines dans le processus du développement économique et social. « Il faut que son exemple soit suivi et l’objectif qu’elle poursuive soit atteint », a-t-il  déclaré.

Pour sa part, Mme Diallo Kama Sakiliba dira que l’OPF est une organisation régionale africaine qui est représentée dans les 5 sous régions de l’Afrique avec comme objectif la promotion de la femme africaine, l’intégration régionale et la paix. « Les femmes sont des actrices incontournables dans l’obtention de la cohésion sociale et de la paix. Elles sont aussi au cœur de la culture avec les enfants », a-t-elle lancé.

Problématique de  la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO

Au cours  de la conférence le représentant du ministre M. Ahmed AG Ahmedou a mis l’accent sur les avancées notables enregistrées entre autres, sur l’effectivité de la suppression du visa d’entrée aux ressortissants des Etats membres pour leurs déplacements dans l’espace CEDEAO et l’instauration depuis 2000 d’un passeport CEDEAO pour remplacer les passeports nationaux.

En plus, il a  rappelé que le 29 mai 1979 à Dakar, 40 ans jour pour jour, les plus hautes autorités de la CEDEAO ont signé le protocole sur la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence  et d’établissement dans notre espace commun.

Il fera savoir qu’avec l’émergence de nouveaux défis liés à la prolifération en son sein de vifs foyers de tension et à la menace terroriste de plus en plus globale, la CEDEAO a présentement intégré la dimension paix, sécurité et bonne gouvernance dans ses différents programmes et plans d’action.

Une cinquantaine de femmes formées

Selon le représentant du ministre M.Lassine Coulibaly, les femmes ont une place importante dans le processus d’intégration régionale.il a précisé que l’intégration régionale est un processus d’harmonisation.

D’après lui,  depuis la révision du traité de la CEDEAO en 1994 et les réformes institutionnelles de 2007qui ont transformé le secrétariat général en commission et doté d’une vision,  la CEDEAO a compris aisément la nécessité  d’avoir régulièrement un regard critique et d’ajuster sa vision et ses objectifs en accord avec les préoccupations et les impératifs du moment.

Par Fatoumata Coulibaly

Source: Le Sursaut