L’affaire de notre confrère Birama Touré, disparu depuis plus de trois (3) ans s’est réactualisée dans les médias et surtout devant les tribunaux.

En effet, suite à une plainte de l’honorable Karim Keita, cité par plusieurs confrères dans la disparition de Birama Touré, quelques maliens se sont mobilisés pour apporter leur soutien à Mamadou Diadié Sacko(Saxe) promoteur de la Radio RFM.

Les initiateurs ont organisé une conférence le dimanche dernier à la maison de la presse autour de Siriki Kouyaté pour qui le procès du 25 juin devrait permettre à trois individus la sauvegarde de leur honneur.

Pour le directeur de la Radio RFM, cette plainte de Karim Keita contre Saxe est un passage qui devrait permettre au fils du président de venir s’expliquer et prouver son innocence suite à toutes ces accusations.

Quant au directeur du « Le Sphinx » Adama Dramé, Siriki Kouyaté affirme que les maliens doivent s’impliquer afin qu’il rejoigne son pays et que son exil forcé s’arrête puisque le pays a besoin de ses efforts de révélations et de dénonciation.

Enfin pour Mamadou Diadié Sacko, Kouyaté estime que c’est une cible qu’il faut réduire au silence, au regard des enjeux référendaires en perspective :  » cette radio donne la parole aux maliens afin qu’ils disent leurs opinions sur la gestion des affaires publiques. Sinon RFI, VOA et d’autres médias ont interviewé le directeur du « Le Sphinx » Adama Dramé, mais aucune poursuite n’a été lancée contre ces médias » dénonce Kouyaté.

Nouhoum Togo, acteur du mouvement démocratique s’est aussi insurgé contre la démarche sélective du fils du président : « La liberté de presse et d’expression sont des acquis issus d’une d’omble et sanglante lutte en 1990. Il est injuste de porter plainte contre un journaliste pour avoir fait son travail, donner la parole. Pourquoi ne pas s’en prendre aux autres médias qui se sont donnés au même exercice? » s’interroge le compagnon de lutte du journaliste.

Cette procédure devrait permettre de connaître bien de contours de insolite affaire d’une presse pleine de vermines.A cette conférence, Boubacar Yalkoue, Directeur de Publication du journal « Le Pays » s’est exprimé brièvement sur ladite affaire dont il fut le premier à être entendu par la justice. Il a déclaré être cité comme témoin dans la procédure introduite en commune lll. Depuis ce jour, personne ne l’a ni consulté ni demandé quoi que ce soit.

D’ailleurs notons que le juge Famakan Cissé qui l’avait entendu s’est vu quelques mois nommer conseiller au sein d’un département ministériel.

Les deux initiateurs de NSTS ( Nous sommes tous Saxe) estiment que c’est un devoir de se dresser contre l’injustice d’abord de ces hauts responsables qui veulent réduire au silence quelques acteurs de la presse. Ibou Sy affirmera la même chose, estimant que si un tel bus prospérait contre Saxe, aucun journaliste ou activiste ne pourrait interviewer d’autres personnes sans s’exposer.

Ras Kébé, un autre chroniqueur, Saxe a été de toutes les luttes pour les confrères : « C’est légitime et honorable de le soutenir car nous nous reconnaissons en lui. »
Pour un leader d’association Mamedy Dioula Dramé a aussi condamné de tels agissements contre la presse dont le rôle est primordial.

Il a insisté sur le fait que Mamadou Diadie Sacko donne la parole à tous les maliens de façon équitable : « Moi, personnellement, si je suis connu et écouté, c’est parce que Saxe a mis sa radio à ma disposition pour je développe mes idées. Donc c’est un combat qui me concerne. D’ailleurs, étant originaire de Kayes, une délégation spéciale viendra coïncider avec le procès car tout Kayes soutient le fils du terroir qui est Saxe » ajoute Dramé.
En attendant, Saxe et ses avocats sont en ordre de bataille pour comparaître sereinement le Mardi 25 Juillet.

Pourquoi Karim KÉÏTA ne se met pas à la disposition de la justice s’interroge l’honorable Siriki Kouyaté. Quelle presse n’a pas évoqué cette affaire? Ce procès, au tribunal de la commune lll devrait d’abord permettre à Karim Keïta de comparaître pour se blanchir, ensuite fixer les maliens sur le sort de Birama Touré, qu’il soit mort ou vivant. Enfin ce procès devrait réhabiliter Adama Dramé dans ses droits à pouvoir exercer librement son métier dans son propre pays.

Figaro Mali