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Sociétés CMA CGM et CCIM-Mali : Exploitation illégale des cadres et des jeunes diplômés

Des cadres et des jeunes diplômés subissent une pratique inhumaine d’exploitation d’emploi de la part de deux agences, à savoir, la Société CMA CGM et CCIS qui sont des agences au Mali dont le siège est en France et la direction régionale logée Dakar.

Des pratiques inhumaines, dégradantes, humiliantes, assimilables à la traite des migrants en Libye et au niveau de certains de nos frontières. Ces deux sociétés, toutes logées à côté du CICB, gardées comme une forteresse comme si l’on ne doit rien savoir ici. La police judiciaire de lutte contre la traite des migrants est interpelée pour en savoir plus sur ces deux agences. Qu’est-ce qui se passe au niveau de la CMA CGM et CCIM ?

Depuis plusieurs années, ces deux sociétés continuent à exploiter des jeunes diplômés et des cadres Maliens dans un contexte de stages pré-embauche sont utilisés pendant plusieurs mois (six mois ou plus selon les cas) sur la base que la procédure de recrutement exige cette période de stage pré-embauche. En fin de stage, le stagiaire est remercié après l’avoir exploité et un autre est engagé. Après plusieurs plaintes de jeunes cadres et diplômés, nous avons tenté d’approcher les sociétés en question, mais en vain. Des plaignants au niveau de l’inspection de travail n’ont obtenu aucun résultat. Quelle astuce ces deux sociétés ont trouvé pour se débarrasser des recrus ? Dans sa convention établie entre elles et les cadres ou jeunes diplômés recrutés, il est libellé comme suit : «destiné éventuellement à vous procurer une formation professionnelle et à vous faciliter ainsi votre insertion éventuelle en entreprise, ce stage échappe à l’application des dispositions du code travail et de sécurité sociale, exception faite des dérogations expressément prévues par la législation. copier coller sur bamada.net Toutefois, pendant la durée du stage, vous serez tenu au respect de l’horaire du travail et de la discipline instauré dans l’entreprise et plus précisément et plus généralement le règlement intérieur. A ce sujet, nous précisons que nous pourrions interrompre définitivement le stage en cas d’abandon, d’indiscipline caractérisée ou toute autre faute lourde  nos yeux ». Dès lors, l’on peut comprendre que tout stagiaire est assis sur une chaise éjectable à tout moment et est soumis à une situation infernale d’exploitation inhumaine qui ne jure que sur le profit, de menaces constants, d’où l’épée de Damoclès sur la tête des uns et des autres. La police de lutte contre la traite des migrants doit voir de près du côté de ces deux sociétés qui sont loin de respecter le droit de la personne humaine. L’inspection de travail contactée par certains jeunes se dit limité par les textes et les deux entreprises continuent à tirer profit de cette situation de chômage dans notre pays.

A suivre.

Fakara Faïnké

Source: Journal le Républicain-Mali

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