Si l’ouvrage n’était pas assez gros pour être dissimulé, on allait probablement tenter de le cacher au public. Et pour cause, aucune indication n’édifie les passants sur la nature de grands travaux en cours depuis quelques mois au niveau du canal de Baguineda situé à

Magnanbougou. La seule et unique inscription a trait aux accès par lesquels les camions et autres engins passent pour y déverser des matériaux où dégager les remblais du canal surcreusé sans arrêt. Bref, il y a vraiment de quoi donner libre cours aux supputations sur la nature du chantier et chacun y va de ses explications fantaisistes.

Pour certains, il s’agit d’un simple bassin de conservation d’eau, tandis que d’autres croient savoir qu’il s’agit d’un dispositif de récupération des eaux usés. A mesure qu’ils avancent à grande enjambée, en tout cas, les travaux attirent la curiosité à chacune des étapes dont l’étanchéité des flancs du canal. En définitive, l’opacité et le flou persistent au sujet dudit chantier alors que journellement il cause ennuis et désagréments aux passants ainsi qu’au voisinage qui en subissent les effets tout en ignorant la portée publique. Les uns sont constamment interrompus sur la corniche pour laisser le passage aux engins roulants ou pour assister à un spectacle d’explosion de roches à faire trembler les maisons des autres.

Les slogans illégaux des législatives

Les élections législatives de 2020 devaient émerveiller par la dimension des prétendants aux fonctions de députés mais elles étonnent par l’ignorance par tous de l’étendue de cette fonction. En atteste pour le moins les slogans pompeux avec lesquels l’électorat est abordé par les différents candidats. Tous, sans exception ou presque, n’ont des propositions et programmes que pour la circonscription où ils briguent le siège parlementaire, disputant ainsi les prérogatives des élus locaux. On n’en rencontre presque pas de candidats qui mettent en exergue les préoccupations nationales alors qu’au Mali le député est bel et bien d’envergure nationale en vertu des même selon lesquels tout mandat impératif est nul. Ce qui signifie que le député n’est nullement tenu au respect de ses engagements et promesses électoralistes. C’est donc un manquement flagrant à l’esprit des textes sur la fonction que les candidats ont recours à des slogans territorialistes pour conquérir les suffrages. Parions que le détail va échapper à la Cour constitutionnelle qui en a charge la régulation des institutions dans leurs rôle et missions.

La Rédaction

Source: Le Témoin