Disparition : Bandiougou Bagayoko, le taureau du Djoliba tire sa révérence

L’ancien attaquant des Rouges et de l’équipe de la Sogemork est décédé le vendredi 30 octobre à l’Hôpital du Mali, à l’âge de 60 ans

 

La triste nouvelle est tombée le vendredi 30 octobre vers 4h du matin. Bandiougou Bagayoko, ancien joueur de l’équipe de la Société des mines d’or de Kalana (Sogemork) et du Djoliba, a été arraché à l’affection du monde sportif, à l’âge de 60 ans. L’ancien attaquant des Rouges était malade depuis plusieurs mois et avait été évacué la veille à l’Hôpital du Mali, suite à la dégradation de son état.

Malheureusement, le longiligne attaquant qui a également été sélectionné en équipe nationale, a rendu l’âme quelques heures seulement après son évacuation à Bamako. Le même vendredi, le corps de Bandiougou Bagayoko a été rapatrié à Mopti où l’ancien canonnier sera enterré samedi au cimetière de Taïkiri. Né le 9 juillet 1960 à Kéniéba où son père a servi comme infirmier, Bandiougou Bagayoko a commencé à taper dans le ballon dès son jeune âge, mais c’est avec l’équipe de la Sogemork, demi-finaliste de la Coupe du Mali en 1986, qu’il se fera découvrir par le grand public.

Transféré ensuite au Djoliba, tout comme son ancien coéquipier, Karounga Paul Soumano, le joueur ne tardera pas à s’imposer chez les Rouges et faire vibrer les supporters pendant quelques années. Le natif de Kéniéba était un attaquant combatif qui se battait sur tous les ballons. Certains inconditionnels le comparaient à Rashidi Yekini, le taureau des Super Eagles du Nigeria.

Aussi, son timing était un grand atout pour lui et rares sont les défenseurs qui pouvaient lui damer le pion dans les duels aériens. Des joueurs de la Région de Mopti qui ont porté le maillot du Djoliba, il fait indiscutablement partie de ceux qui ont le plus fait vibrer les supporters et écrit leur propre histoire. Quand il raccrocha les crampons, Bandiougou Bagayoko retourna dans la Venise malienne pour y retrouver sa famille.

Il dirigera le Débo de Mopti pendant quelques années, avant de devenir en 2005, entraîneur du Centre de foot du stade Baréma Bocoum, à la faveur de la loi d’intégration des anciens sportifs initiée par le président de la République, Amadou Toumani Touré. Deux ans avant son arrivée à la tête de ce centre, Bandiougou Bagayoko avait perdu son épouse, une épreuve qui «l’a trop marqué», témoigne anonymement un proche de sa famille. «Il a été tellement affecté par cette mort qu’il n’a plus jugé utile de se remarier», ajoute la même source.

Parallèlement à son travail d’encadreur des jeunes pensionnaires du Centre Baréma Bocoum, Bandiougou Bagayoko était maître d’éducation physique de deux établissements scolaires de la Venise malienne : le Groupe scolaire Moulaye Dembélé de Taïkiri et le Groupe scolaire Bayon Djénépo (ancien joueur du Débo club de Mopti) de Médina-Coura. L’ancien attaquant laisse derrière lui un orphelin qui étudie aujourd’hui au Lycée de Mopti. Puisse Allah, le Tout Puissant et Miséricordieux l’accueillir dans son Paradis éternel. Amine.

Souleymane B. TOUNKARA

Source : L’ESSOR

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