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Football: Giresse interdit de rentrer au Mali par la Fémafoot

Deux grands sujets sont au menu de la presse de ce mardi matin : la réunion des présidents du G5 Sahel, à Bamako, et la suite de la grève illimitée décrétée par les syndicats des magistrats.

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  • Le quotidien national L’Essor met le Sommet du G5 à la une de sa parution de ce mardi et titre : « L’impératif de la mutualisation des forces », avant de préciser que « Les chefs d’État de la région sahélienne l’ont fortement souligné, estimant que la synergie d’actions permet de donner une impulsion nouvelle à la guerre asymétrique contre le terrorisme et la barbarie ». Citant le président Ibrahim Boubacar Kéita, le quotidien écrit : « La région du Sahel se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, où les groupes terroristes représentent de plus en plus une menace complexe et sophistiquée qui ne cesse d’évoluer dans sa forme, son envergure et ses méthodes ». C’est pourquoi IBK a estimé que « la mutualisation des efforts et des énergies pour répondre aux nombreux défis de la région, relève de la responsabilité commune des pays du G5 Sahel », rapporte L’Essor qui ajoute que pour IBK « d’importantes insuffisances de la MINUSMA en matière de capacités, et de soutien logistique et de protection de ses forces persistent toujours. La MINUSMA devrait, donc, se doter d’urgence de moyens adéquats pour accompagner le gouvernement dans le rétablissement progressif de son autorité sur la totalité du territoire national ». Revenant sur la conférence de presse qui a suivi le huis clos des débats, L’Essor cite le président Idriss Déby Itno du Tchad qui estime que « l’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable. Que nous sachions qui qui est mouvement armé, qui est terroriste, qui est narcotrafiquant ». Le président tchadien dans son franc-parler habituel s’adresse aux partenaires et aux pays amis en ces termes : « Nous ne demandons pas aux partenaires européens d’envoyer leurs soldats. Nous sommes prêts nous-mêmes, avec nos soldats, à ramener la paix et la stabilité dans notre sous-région », rapporte le quotidien national.
  • Le Soir de Bamako évoque ce qu’il appelle « les propositions de solutions du président IBK dans la sécurisation du Sahel ». Tout en comptant « sur l’appui continu de la France à travers Barkhane », IBK estime que le G5 devra « aller plus loin dans la mutualisation (des) capacités, et le développement des complémentarités (des) outils de défense et de sécurité » et développer « une coopération plus renforcée avec les organisations régionales », et intensifier « le partenariat international avec les autres grands acteurs de la sécurité, dotés des capacités nécessaires à la gestion des crises ».
  • Pour Le Zénith Bale « À la suite de nombreuses attaques perpétrées au Mali et au Burkina, il était opportun pour les 5 pays de se retrouver dans un élan de solidarité, afin de de passer au peigne fin la ˝Situation sécuritaire au Mali et son impact dans le sahel˝».
  • L’Indépendant, pour sa part, rapporte que « Les chefs d’État ont appelé l’ONU à créer dans les meilleurs délais le cadre approprié pour la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel. Notamment en définissant son mandat et ses moyens d’action. Ceci en vue de suppléer les casques bleus de la MINUSMA pour un combat plus acharné contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et toutes sortes de trafics illicites ».

 

  • « La division suicidaire ». C’est le titre qu’affiche l’éditorialiste d’Info Matin au sujet de l’imbroglio dans lequel le SAM et le SYLIMA sont engagés depuis le désaveu des syndicalistes au président du premier dans sa tentative de mettre fin à la grève illimitée des magistrats. « L’institution judiciaire est dans l’impasse. Après trois semaines de grève illimitée des juges, le différend se complexifie doublement par, d’une part l’éclatement de l’union sacrée qui a prévalu au lancement du mot d’ordre des deux syndicats (le SAM et SYLMA) et d’autre part, la tentative de récupération mal inspirée du Garde des Sceaux », écrit Sidi Dao. L’éditorialiste estime qu’«À coups de déclarations, d’invectives, à la limites d’injures, le fossé est en train de s’élargir au sein de cette famille jadis soudée et très respectée dans le landerneau syndical. La divergence désormais frontale entre la vieille garde et la jeune génération, disons simplement entre les partisans de la reprise du travail et ceux de la poursuite de la grève pourrait laisser des stigmates, si on ne prend garde. La lutte syndicale étant de longue haleine, l’intérêt des deux blocs est dans la mesure et dans l’unité d’action ». Sidi Dao termine en soutenant que « Face à un gouvernement qui ne peut rester insensible à tout ce tohu-bohu, les juges ont intérêt à épurer, disons à vider leurs contentieux et à mutualiser leurs méthodes autour des revendications communes. Parce que si leur division leur est suicidaire syndicalement, leur débrayage ne peut longtemps prospérer aux yeux d’une opinion publique et des autres corps de l’État qui ont des raisons légitimes de dire « y en a marre », le Mali n’est pas une République des juges, nous aussi nous sommes le Mali ».

 

  • Le Matinal de son côté tente d’éteindre le feu et pense que le ministre de la Justice devra « mettre la balle à terre en calmant le jeu. Les Maliens sont conscients des souffrances qu’il endure actuellement. Qu’il sache qu’à l’impossible nul n’est tenu. Cela est d’autant plus vrai, poursuit le journal, qu’il ne doit pas abdiquer et croire qu’il sera jeté en pâture. IBK ne jettera pas l’enfant avec l’eau de bain. Pour cette raison, le ministre Konaté ne doit pas croire que ses collègues du gouvernement ourdissent un plan machiavélique contre lui en raison des réformes en cours au niveau de la justice, entre autres : déclaration des biens avant toute prise de fonction, traduction des ministres fautifs devant la justice, guerre contre le détournement de biens publics ».

 

 

  • Le Combat titre : « Les magistrats au banc des accusés » et donne la parole à certains Maliens indignés par les revendications du SAM et du SYLIMA. C’est le cas d’un enseignant du secondaire. « Avoir 469.000 de nos francs en tant qu’un débutant et avoir le courage de se plaindre dans un Mali où le chômage et les salaires frisent le ridicule dans presque toutes les autres corporations est inadmissible. L’on justifie le salaire des Magistrats pour les mettre à l’abri de la corruption sans oublier que les Enseignants peuvent eux aussi être tentés à longueur de journée. Comme les magistrats, nous aussi nous avons le droit de revendiquer pour que nous ayons 469.000 francs CFA ». Un diplômé sans emploi s’indigne et pose cette question : « Comment on peut comprendre que, dans un pays où avoir un travail est un luxe, qu’une seule corporation, fusse-t-elle (sic) des juges, soit aussi gourmande ? » avant de terminer en disant qu’au regard de la « corruption qui gangrène leur milieu et des décisions tronquées, ils doivent être modestes et éviter de hausser le ton dans un pays où il y a encore un minimum de moral ». En tout cas Le Combat affirme que « Les populations désabusées invitent le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités ». Affaire à suivre donc.

 

  • La CAN Gabon 2017 a tiré les rideaux le dimanche 05 février 2017 au stade de Libreville. L’Essor revient sur l’évènement et titre : « CAN 2017 : Les Lions Indomptables rugissent à nouveau ». Et le quotidien national de poursuivre en précisant que « Les Camerounais ont mis fin à 15 ans de disette en remportant la 31è édition de la CAN face à l’Égypte battue 2-1. Ce sacre permet à la sélection camerounaise de revenir à deux unités des Pharaons recordmen de la compétition » avec 07 trophées.

 

  • D’après Les Échos, « La Fémafoot déclare Giresse persona non grata au Mali ». Curieuse question que de se demander si « Alain Giresse va finalement tenter de rentrer au Mali, dans le cadre de l’exécution de la suite de son contrat ». Citant le sélectionneur des Aigles du Mali, le quotidien de Jamana écrit « qu’au lendemain de l’élimination des Aigles au premier tour de la Can Total Gabon 2017, il déclarait qu’il renonçait à se rendre dans notre pays, de peur sans doute d’y être refoulé ». Il faut dire que le président de la Fédération malienne de football ne fait rien pour soutenir le sélectionneur en déclarant que « le climat n’est pas propice » et qu’il faudra que Giresse « sursoie à ce voyage » au Mali car « les Maliens sont en colère par rapport à (son) comportement à la Can ». Curieuse façon de traiter un sélectionneur qui n’a pas été limogé malgré l’élimination de son équipe. Affaire à suivre donc.

Source : Maliactu.info

 

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