Malamine Sangaré PILOTE DECEDE MORT EXPLOSION HELICOPTERE

Le Colonel Abdoulaye Diallo (G), et le capitaine Malamine Sangaré

Cinq militaires maliens ont été tués vendredi 10 avril dernier, aux environs de 9h30 dans un accident d’hélicoptère survenu aux abords du village de Ouro-Modi, à une cinquantaine de km de Sévaré. L’hélicoptère qui revenait d’une révision technique avait quitté Bamako le matin, à 7h30 mn  pour Sévaré. Dans un communiqué publié pour la circonstance, le ministre de la défense et des anciens combattants impute le crash à une défaillance technique. Laquelle serait à l’origine du feu qui s’est propagé dans l’appareil au cours du vol, tuant du coup les occupants. Il s’agit notamment du Colonel Abdoulaye Diallo, du capitaine Malamine Sangaré, de l’élève officier Ibrahim B Mariko et des adjudants Cheick O Diarra et Oumar M Traoré.

L’appareil qui s’est incendié appartenait à la base aérienne de Sévaré et effectuait plusieurs missions pour le compte de l’armée malienne. L’hélicoptère avait quitté Sévaré pour la zone de Dogofry dans le cadre d’une mission.

En partance pour Sévaré, l’équipage avait semble t-il, fait un détour par Bamako pour une révision technique avant de mettre le cap sur la région de Mopti. C’est à Ouro-Modi, village situé  à 56 km de Sévaré que des témoins oculaires ont affirmé avoir vu l’hélicoptère en feu dans le ciel. Une version qui accrédite la thèse d’une défaillance technique et pose avec acuité l’efficacité des quelques rares engins volants de l’armée malienne mais aussi et surtout la capacité de nos pilotes dans certaines situations.

Pour preuve, le 13 mars, un soldat burkinabé a été tué et des personnes blessées au cours de l’atterrissage raté d’un hélicoptère malien à Dogofry. Selon des témoignages, l’appareil au moment d’atterrir, s’était retrouvé dans un nuage de poussière, provoqué par les pales de son rotor, réduisant le champ de vision du pilote.

Dans le courant du même mois, un autre hélicoptère malien a raté son atterrissage à l’aéroport de Gao percutant au passage un engin militaire français. C’est dire qu’en moins de deux mois, l’armée malienne a perdu trois hélicoptères. Ce qui constitue tout de même une énorme perte pour l’armée malienne qui ne dispose pas d’assez d’hélicoptères. Le coût humain est aussi considérable quand on sait qu’elle compte en son sein très peu de pilotes qualifiés.

  Abdoulaye  DIARRA