Au Burkina Faso, les soldats en colère réclament le départ des chefs militaires

Les militaires qui se sont mutinés au Burkina Faso réclament le «remplacement» des chefs de l’armée et des «moyens adaptés» dans la lutte contre les groupes jihadistes qui frappent leur pays.

Les militaires qui ont exprimé dimanche leur colère dans plusieurs casernes du Burkina Faso, réclament le «remplacement» des chefs de l’armée et des «moyens adaptés» dans la lutte contre les groupes jihadistes qui frappent leur pays, selon un enregistrement sonore.

«Nous voulons des moyens adaptés à la lutte» anti-jihadiste «et des effectifs conséquents», ainsi que le «remplacement» des plus hauts gradés de l’armée nationale, indique dans cet enregistrement et sous couvert de l’anonymat, un militaire de la caserne Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, l’une de celles où des coups de feu ont été tirés pendant plusieurs heures dimanche.

Ce soldat a également réclamé «une formation du personnel adaptée à la menace» et la création d’«unités constituées permanentes» de l’armée devant être «envoyées au front», ainsi que «la revalorisation» des primes.

Il a en outre souhaité «une meilleure prise en charge des blessés» lors des attaques et des combats avec les jihadistes, ainsi que «des familles des défunts».

À aucun moment ce militaire ne réclame le départ du président burkinabè Roch Christian Kaboré, accusé par une grande partie de la population d’être «incapable» de contrer les groupes jihadistes.

Des coups de feu ont été tirés dimanche dans plusieurs casernes du Burkina Faso, dont trois situées dans la capitale Ouagadougou, des tirs reconnus par le gouvernement qui a démenti «une prise de pouvoir par l’armée» et affirmé que les institutions n’étaient pas menacées «pour le moment».

Ces mouvements dans des casernes burkinabè surviennent au lendemain de nouvelles manifestations de colère d’habitants excédés par l’impuissance des autorités à faire face à la violence jihadiste qui ravage le Burkina Faso, réprimées par la police.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus fréquentes et en grande majorité concentrées dans le nord et l’est du pays.

Source: lefigaro

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